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Où l'on reparle encore d'un rachat de Warner Bros. d'ici les prochaines années

Où l'on reparle encore d'un rachat de Warner Bros. d'ici les prochaines années

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Dans une chronique publiée récemment, au sujet du traitement de l'actrice Amber Heard sur le tournage du film Aquaman & The Lost Kingdom, la rédaction du site Variety a profité de l'opportunité pour dresser un bilan général de l'état du groupe Warner Bros. Discovery. En résumé ? La rumeur d'une mise en vente persiste. Cette piste de réflexion, évoquée à plusieurs reprises depuis l'entrée en fonction de David Zaslav au poste de président du conglomérat, voudrait que la compagnie soit actuellement mise au propre pour être cédée à nouveau, à moyen terme.

Parce que le cirque, c'est mieux quand ça dure longtemps

Selon les sources de Variety (à savoir, des analystes de Wall Street et des experts du secteur), le groupe Comcast, propriétaire des studios NBC/Universal, serait apparemment intéressé pour reprendre Warner Bros. si les variables devaient s'aligner pour une mise en vente d'ici les deux prochaines années. Cette réflexion part de deux principes : d'une part, les observateurs spécialisés doutent sérieusement de la capacité de David Zaslav à gouverner le navire Warner Bros. Discovery, depuis les premiers mois de sa présidence. Dans le cas d'un échec qui amorcerait une sérieuse dévaluation boursière, Comcast n'aurait qu'à se baisser pour ramasser les actions à bas prix et prendre le contrôle.
 
Sur ce sujet, on se rappelle aussi que le groupe avait déjà tenté de surenchérir sur l'offre de Disney au moment de la mise en vente de la 20th Century Fox. A Hollywood, la logique pousse à la concentration du capital. Les groupes fusionnent, se font racheter par des structures plus imposantes (Hulu avec Disney, MGM avec Amazon), ou s'entendent dans des accords généraux signés entre conseils d'administration pour des acquisitions coûteuses dans l'idée de partager la valeur entre les principaux actionnaires décisionnaires. Là-encore : voir la façon dont Disney a racheté le groupe Fox. L'objectif était alors de grossir, et de capitaliser sur une transaction basée en partie sur un échange de fonds propres et sur le contrôle des valeurs boursières. 
 
Dans un article récent de MSNC, était aussi évoquée une rumeur persistante au sujet de Bob Iger. Plusieurs spécialistes envisageaient en effet que l'ancien président du conglomérat serait revenu à la barre, pour remplacer au pied levé son successeur Bob Chapek, dans l'idée de "dégraisser" la compagnie. A savoir, valider des milliers de licenciements, se débarrasser des branches les moins rentables, investir sur les valeurs sûres, minimiser les dépenses et les prises de risques, etc. L'objectif secret de ce grand plan d'économie ne serait pas tellement de "sauver" Disney après les années COVID et la présidence de Bob Chapek, mais plutôt de faire le ménage. Pour obtenir un bilan comptable propre, bénéficiaire, susceptible d'intéresser un grand groupe (Amazon, Apple, Microsoft) susceptible de racheter le groupe pour un énorme montant.
 
Or, à partir du moment où les autorités fédérales des Etats-Unis ont été incapables de bloquer les acquisitions de ce genre (considérées comme "verticales" plutôt que comme "horizontales", dans la mesure où les entreprises de la taille d'Amazon ne sont pas considérées comme des acteurs premiers de l'industrie du cinéma et de la télévision - et peuvent donc racheter des géants du secteur sans risquer de poser un problème à la logique de libre concurrence, selon la justice américaine), rien n'interdit de penser que ce plan a déjà été mis en mouvement. Or, dans la même logique, David Zaslav a effectivement récupéré WarnerMedia au moment où le groupe n'était pas dans sa meilleure forme. Après avoir mis les comptes à jour, entrepris les licenciements d'usage et dégagé des bénéfices, il est tout à fait possible d'imaginer que l'objectif secret serait, là-encore, de vendre. Et de vendre au plus offrant.
 
Dans la mesure où les raisonnements modernes ne consistent plus à envisager ces géants du cinéma comme des sociétés de production, mais plutôt comme des portefeuilles de contenu (DC Comics, Harry Potter, etc) à rentabiliser, le raisonnement n'a rien de franchement farfelu. Voire même, en brûlant les étapes, est-ce que Comcast n'aurait pas déjà prévu de fusionner Universal et Warner Bros. pour vendre le résultat obtenu à Apple dans un second temps ?
 
On s'arrête là pour la spéculation. Une chose est sûre, l'idéal ancestral des usines à rêves que représentaient jadis les studios américains est bel et bien mort et enterré. On s'en était déjà rendus compte quand tout Hollywood s'était mis à produire du NFT il y a deux ans, mais une piqûre de rappel est toujours utile. Au cas où.
 
Corentin
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