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Kevin Feige devrait rester président de Marvel Studios (malgré les changements au sein du groupe Disney)

Kevin Feige devrait rester président de Marvel Studios (malgré les changements au sein du groupe Disney)

NewsCinéma

Ou pour le moment. Dans la foulée de l'annonce d'une nouvelle présidence pour le groupe Disney, les rédactions spécialisées sur l'étude du marché de l'audiovisuel aux Etats-Unis dressent un bilan prévisionnel des potentielles conséquences de cette passation de pouvoir longuement attendue. D'ici le 16 mars 2026, Bob Iger devrait ainsi placer les clés du château entre les mains de Josh D'Amaro, chef de section sur la division Disney Experiences (pour les parcs d'attraction et les croisières, notamment) lors d'une audience publique adressée aux actionnaires. Le nouveau président directeur général sera directement secondé par Dana Walden, ancienne de la division Disney Entertainment (branche consacrée aux canaux de la télévision et du streaming).

kevin feige conserve sa casquette

Ensemble, cette association de cols blancs, vétérans de l'organigramme local, devrait ainsi gouverner la superstructure Disney pour ces quelques prochaines années. Vous remarquerez toutefois qu'une donnée manque dans l'équation. De fait, ni D'Amaro ni Walden ne sont connus pour avoir leur expérience dans le domaine du cinéma, secteur qui aura longtemps servi de poumon économique et historique dans les activités du groupe. Et même si cette part de l'activité a perdu un peu de sa superbe dans le présent, le fait est que l'enseigne reste capable d'assurer une production soutenue autour de puissantes marques éparpillées entre plusieurs studios : Walt Disney StudiosPixarLucasFilmMarvel Studios, 20th Century, etc. Avec les sous-départements associés pour les flux de la télévision et du streaming. 

En l'occurrence, l'organigramme ne devrait pas forcément évoluer de ce point de vue. Alan Bergman, qui se chargeait déjà de cette partie de l'activité au sein du pôle Disney Entertainment (aux côtés de Dana Walden, donc, qui se chargeait de son côté du petit écran), va conserver son poste sous la direction de son ancienne collègue. Et pour ce qui concerne les autres grandes enseignes, là-encore, rien ne va évoluer dans l'immédiat. De fait, Josh D'Amaro n'a pas forcément besoin de secouer le prunier pour le moment : avec Spider-Man : Brand New Day et Avengers : Doomsday, sans oublier, bien sûr, le chantier des futurs films X-Men, le navire Marvel Studios profite d'une petite rallonge avant de devoir présenter le bilan des décisions validées récemment par Kevin Feige. Si le grand patron des super-héros n'est pas capable de tenir les objectifs fixés sur les projets actuellement en gestation, alors, la question méritera de se poser.

Même constat du côté des autres marques traditionnelles : l'adaptation en images réelles de Vaiana est en chemin, Toy Story 5 est en chemin, le film Mandalorian est en chemin... et tout cette petite équipe de productions quadrillées et sans risques devrait théoriquement être capable de relancer le pôle cinéma sur de bonnes bases, avec des productions rentables et une base de fans (les familles, véritable rente de sûreté du groupe Disney depuis toujours) relativement satisfaite des expériences proposées. On ne tranche pas les têtes de ses généraux avant de partir sur le champ-de-bataille, tout ça tout ça.

En somme, pour l'heure, la refonte de l'enseigne reste surtout symbolique. Les chantiers qui attendent Josh D'Amaro et Dana Walden vont surtout se situer dans d'autres zones d'intérêts : l'ouverture de nouveaux parcs (et l'entretient des structures actuelles), le cas tout particulier et passablement problématique de la plateforme Disney+ (qui va bientôt pouvoir se doper aux vitamines malsaines de l'intelligence artificielle générative, un pari qui devra se confirmer cette année), et la situation des canaux de la télévision linéaire, éternel cas de conscience d'une industrie qui mute au ralenti pour éviter de s'éteindre définitivement.

Côté cinéma, les licenciements et les annulations ont d'ores et déjà été validées par Bob Iger pour tenter de se débarrasser des éventuels poids morts. Et un nouveau PDG qui prend la barre du navire dans une situation aussi anormale pour Hollywood ne risque pas de prendre de gros risques avant d'avoir rassuré ses plus fidèles matelos ("les fans ?" non, les actionnaires, nous on arrive juste après). Il faudra attendre l'an prochain pour voir ce qui se présage une fois en mer. Allégories maritimes : vraiment, c'est pratique.

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Corentin
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