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NYCC 2022 Interview - Todd McFarlane et Spawn : ''Je veux que le personnage me survive''

NYCC 2022 Interview - Todd McFarlane et Spawn : ''Je veux que le personnage me survive''

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Âgé de trente ans, Spawn ne cesse de faire parler de lui. On croit que son nouveau projet d'adaptation en film va enfin sérieusement se mettre en route avec le recrutement de nouveaux scénaristes très en vue à Hollywood. En France, Delcourt accueille cet automne les trois nouvelles séries fondatrices du Spawn Universe, lancé en 2021 aux USA, et qui a fait grand bruit pour les commandes tonitruantes entraînées sur chacun des lancements. Présent à la New York Comic Con 2022 le weekend passé, le créateur de Spawn, Todd McFarlane, a accepté de nous accorder un peu de son temps. De quoi vous proposer une petite interview - et la seule accordée à un média français cette année - pour faire le point sur Spawn, les envies de l'auteur pour son univers, et évoquer brièvement le prochain crossover Batman/Spawn qui sera à n'en pas douter très attendu. 

Toute l'interview est retranscrite dans cet article, mais comme on aime faire plat et dessert, vous pouvez également écouter l'interview en intégralité (en anglais) que nous avons mise en ligne par le biais du podcast First Print. L'un dans l'autre, profitez en et surtout, pensez à partager, il est important de valoriser ce travail. 


Bonjour Todd. Tout le monde parle du film Spawn en ce moment mais je voudrais qu’on revienne aux comics. On fête cette années les 30 ans de Spawn et d’Image Comics, ça fait un an que tu développes le « Spawn Universe », comment ça se passe à présent ? Est-ce qu’on peut parler de Spawn comme d’une franchise ?

Todd McFarlane : Le but, il y a trente ans, c’était de démarrer une nouvelle entreprise avec quelques personnes, et voir comment ça prendrait. Trente ans ont passé, Image a laissé une double empreinte sur l’industrie des comics de super-héros. On sort entre 30 à 70 bouquins par mois. C’est plutôt un bon modèle, non ? Ce qu’on a fait il y a trente ans, ça a marché, et on ne savait pas combien de temps ça allait durer. Je savais personnellement qu’Image Comics allait durer éternellement car même si ça c’était planté, j’aurais mis un logo Image sur Spawn jusqu’à ma mort, et ça aurait quand même fait au moins une série Image. 

En même temps en 1992, on a chacun dû inventer nos personnages. Le but à ce moment pour moi, c’était de créer un personnage, de me tenir à ce dernier, et qu’à un moment le personnage puisse me survivre. C’est mon but, car ça veut dire que les gens ne se soucient plus de toi, mais de ton personnage. On voit que c’est le cas pour des centaines de personnages dont les créateurs originels ne sont plus là, mais dont on suit toujours les aventures. Comment fait-on pour arriver à ce but ? Je ne me suis pas laissé distraire par d’autres comics. Certains des fondateurs d’Image Comics avaient leurs studios, et d’autres comme Erik Larsen, Jim Valentino et moi-même avons décidé d’avoir une seule série, un seul personnage et de s’y tenir. Je n’ai même pas eu envie de faire de one-shots ou de spin-offs avant le cinquantième numéro, car je voulais d’abord imprimer et imprimer ce logo de Spawn, encore et encore. Je savais que le numéro #1 allait se vendre car il était fait par "cet artiste de Spider-Man que tout le monde aimait".


C’est vrai que tu étais déjà une superstar à l’époque…

Voilà, je venais de Spider-Man, j’étais au top de mon game, et voilà qu’ils se disent « Todd va faire une nouvelle série, je ne sais même pas comment ça s’appelle. Span ? Prown ? Je ne sais pas mais il y a Todd dessus. » Après quelques numéros, je savais que le personnage devait rester assez intéressant parce que l’artiste ne suffirait pas si le personnage ne leur plaisait pas. Alors j’y suis allé tête baissée, à faire ce que je pouvais faire, puis j’ai ramené d’autres artistes comme Greg Capullo qui est resté sur 80 numéros jusqu’à Spawn #100, et qui est un bien meilleur artiste de Spawn que moi. On en est maintenant au numéros #335 trente ans plus tard, et ça ne fait que continuer. Je pense qu’après trente ans, je n’en suis qu’à la moitié de ce que ma carrière peut être. Les gens me disent plein de choses gentilles, mais je n’en suis qu’à la moitié. Il y a donc encore beaucoup de choses à venir.

Quand tu dis que tu veux que le personnage te survive, c’est qu’il n’y a pas de fin à Spawn de prévue ?

J’ai eu une fin de prévue depuis le premier jour. Mais voilà : tu espères que tu n’auras jamais à l’écrire. Parce que la seule raison pour laquelle tu écris une conclusion c’est que les gens ne veulent plus de ton truc. C’est quoi la fin de Spider-Man ? De Batman ? De Superman ? Peut-être que les créateurs originels le savaient, mais le but est de ne jamais avoir à écrire cette histoire. J’avais prévu d’avoir une fin au numéro #12 au cas où personne ne voudrait de Spawn. Je me disais que je ferais un numéro double, et que j’irais ensuite créer un autre personnage. Mais le but avec un héros, c’est de ne jamais raconter la fin. Ça se finit comment Charlie Brown ? Ou Astérix ? On espère ne jamais la voir.


J’ai lu dans une précédentd interview que tu as créé le Spawn Universe parce que tu avais besoin de plus de pages pour faire vivre tous les personnages que tu as créés… mais tu aurais pu le faire bien avant ! Pourquoi avoir attendu 2021 ?

C’est une bonne question, et une question juste. La réponse, c’est que j’ai juste pris trop de temps. J’aurais pu le faire il y a dix ans, et peut-être que ça aurait marché ! Tu sais, je suis très prudent à chaque étape du business que j’entreprends. Et je ne pense pas que faire quelque chose parce que ça va marcher et te rapporter de l’argent est une raison suffisante. On me dit souvent « Todd tu devrais faire ça » et je réponds « Pourquoi ? », et on me dit « Parce que tu vas en vendre des tonnes » et je dis « D’accord, mais à part ça ? ».  J’ai eu assez de chance dans ma carrière, et j’ai de l’argent. Et l’aspect le moins intéressant de toutes les conversations que je peux avoir n’importe qui, c’est l’aspect financier. J’ai de l’argent, ça va. Donc pourquoi on fait ça, d’un point de vue créatif ? (nda : mea culpa de ne pas avoir pensé à lui parler de sa plateforme de NFT à ce moment)

Et on avait parlé au tout début d’Image de faire des crossovers entre nos personnages et d’en faire un univers partagé. Ça aurait été génial. Bon, je ne sais pas ce qu’il se serait passé quand Rob Liefeld s’est tiré et que Jim Lee est allé chez DC, comment on aurait encaissé ça, donc je suppose qu’au final on a bien fait de pas se lancer là-dedans. Ça aurait été un problème. C’est donc une idée qui me trottait toujours dans la tête, et en approchant du 300e numéro, ce qui est assez long, il y avait une sorte de momentum sur les comics, on avait un peu d’actualité sur le film, et on allait franchir un record avec la BD. Je me suis dit que j’allais utiliser ce momentum pour accomplir ce que qui me trottait dans la tête depuis des décennies. C’était le moment de s’étendre. 

Il y a eu deux couvertures qu’on a faites avec Jérome Opeña pour Spawn #300-301, et c’étaient des teasers. Capullo m’a demandé « mais pourquoi tu as fait ces couvertures avec tous ces personnages » et je lui ai répondu « attends, tu vas voir ». Spawn #301, c’est l’ouverture qui permet au Spawn Universe de se faire. Deux ans après, on sort Spawn’s Universe, King Spawn (le plus vendu de l’année passée aux US), Gunslinger Spawn (qui a fait un record pour un nouveau personnage) et The Scorched (qui a aussi fait un record pour un titre d’équipe) ; mais il y a toujours des centaines de personnages qui ont besoin de leur propre espace, et après j’irai dans l’artist alley pour voir si je ne peux pas trouver quelqu’un pour étendre les séries mensuelles, pour faire des one-shots, des mini-séries, pour pouvoir raconter plus d’histoires.


Tu comptes donc faire plus que ces trois séries ? Des mini-séries et des one-shots ?

Oh, oui. Et des séries mensuelles. Il va y avoir une douce expansion. Mais quand on trouve la bonne équipe artistique pour le bon personnage, et qu’on pourra mettre en place. Mais je ne veux pas faire ça trop rapidement. Je veux que ce soit fait de façon méthodique. Et ce sera sûrement trop lentement, comme lorsque j’ai démarré le Spawn Universe. Comme je l’ai dit, je suis très prudent sur l’expansion.

Je rebondis sur les records de ventes. On a vu qu’il y avait beaucoup de couvertures variantes sur chacune de ces trois séries, et on sait que ça permet d’augmenter de façon artificielle les commandes. Dans la postface de King Spawn #1, tu écrivais que tu n’arrivais plus à compter le nombre de couvertures qu’il y avait pour ce numéro, et je n’arrive pas à voir si tu penses que ces variantes sont une bonne chose ou pas pour l’industrie ?

C’est intéressant, parce que je ne suis pas un grand fan des couvertures variantes. Je pense que ça fait en effet grimper l’enveloppe… mais il y a des gens qui semblent aimer ça. Quand je n’en fais pas sur mes bouquins, on me dit « pourquoi on fait pas des variantes ? Pourquoi pas ceci ou cela ? Des variantes pour les revendeurs ? ». Je fais en général deux couvertures pour mes titres, et je trouve que déjà ça, c’est tricher. Alors quand tu en fais plus que deux, comme sur un numéro #1, je suis toujours hésitant à pousser l’enveloppe… mais les gens semblent aimer ça, du moment que tu te contiens. Même ici, on en a parlé pour le Batman/Spawn #1, de combien on va en faire, est-ce qu’on en fait pour les revendeurs, puis ça explose. En 2019, ils ont fait pour Detective Comics jusqu’à 72 couvertures variantes… C’est trop. Par où commencer ? 

Donc on sait que tu auras un nombre de commandes en inflation sur le numéro #1. La question c’est : et au numéro #6. C’est ce qui est plus intéressant. Tout numéro #1 aura un gros nombre, c’est comme le weekend d’ouverture d’un blockbuster. Mais au bout de trois semaines de projection ? En ce qui concerne les ventes des quatre séries, je pensais qu’il y en aurait des hautes et des basses, mais on dirait qu’elles sont achetées en groupe. Parce que leurs nombres à chaque mois sont à peu de choses près les mêmes. C’est pas évident de différencier Spawn de The Scorched, et c’est bien. Et puis, je suis le seul à avoir un comicbook à 2,99$. J’essaie pas de vider les poches des gens, sinon je vendrais pas mes comics à 2,99$. En plus ce sont des couvertures semi-cartonnées, ce qui me coûte plus. Il y a quelque chose de mystérieux aussi avec des personnes qui n’ouvrent même pas leur comicbook et qui le prennent juste pour la couverture. C’est curieux, c’est pas ce que je faisais étant jeune, mais c’est ce qu’il se passe dans l’industrie. D’autres que moi jugeront si c’est pour le mieux ou non.


Est-ce que tu peux me raconter l’origin story du Batman/Spawn #1 qui arrive ? On fêtera bientôt les 30 ans des deux premiers numéros, pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant de refaire un tel crossover d’industrie ?

Parce que quand on fait les premiers, c’était au tout début d’Image Comics, il y avait plein d’enthousiasme pour cette nouvelle compagnie, alors on essayait de voir grand. Il faut laisser passer un certain temps pour ne pas donner l’impression que tu exploites le même puits, et il y a maintenant toute une génération de collectionneurs qui n’était même pas née à l’époque des premiers. C’était il y a 25 ans et je pense qu’en dessous de 4 ans, tu ne te souviens de rien. Donc si tu as moins de 29 ans, tu n’as aucun souvenir de la sortie de ces deux premiers numéros. Bon. Maintenant que tu as trente ans, il est temps de te sortir un comicbook pour lequel être excité. Au lieu d’écouter ton oncle ou ton père qui te raconte « Ha lala, quand Image a démarré, ils ont fait ce gros crossover », tu as envie d’avoir ta propre histoire à raconter. Alors donnons-leur leur version de Batman/Spawn. C’est ce que Hollywood fait tout le temps. Tu prends un film d’il y a trente ans, les gamins s’en fichent, mais si tu leur donnes la nouvelle version, ils en font la leur.

Mais ça marche aussi sur les plus vieux qui étaient déjà là pour le premier crossover, avec la nostalgie des années ’90…

Bien sûr, mais c’est parce que ça va être beau, avec des personnages funs, il y a Greg Capullo, mon encrage comme on l’a fait sur 80 numéros. Ça va être un évènement ; c’est Spawn et Batman dans un crossover entre compagnies, avec deux grands créateurs que les gens aiment, avec de bons vilains. Pourquoi passer à côté ? T’es pas obligé d’acheter toutes les couvertures. Mais je parie que je peux t’en faire acheter une. Pourquoi tu ne le ferais pas, si tu collectionnes les comics de super-héros ? Je ne sais pas. On essaie de faire un comicbook qu’on aurait aimé avoir dans notre collection quand on avait 16 ans. Donc pour les plus vieux, s’ils se disent que le premier crossover était cool, ils vont aller sur celui par pure curiosité, pour voir s’il est aussi cool, et par pur enthousiasme.

Il me semble qu’il n’y a pas plus logique d’avoir Greg Capullo au vu de votre travail ensemble sur Spawn et du sien sur Batman, c’était ton premier choix dès le départ ?

Oh oui, il n’y a pas de second choix en fait. Je veux faire un comicbook Spawn/Batman, qui est le meilleur artiste de Spawn auquel je peux penser ? Greg Capullo. Qui est le meilleur artiste de Batman ? Greg Capullo. Lorsqu’on a voulu faire ça la première fois, en 2006, Greg Capullo n’avait pas encore dessiné de Batman. Je pense que c’est mieux aujourd’hui car Greg a pu laisser sa marque comme l’un des meilleurs artistes sur Batman de cette génération, et pour certains le meilleur qu’ils ont jamais vu. Donc le meilleur artiste sur Spawn et sur Batman c’est la même personne, sur ce bouquin ! Je sais pas, si j’avais été collectionneur, ça aurait été le paradis pour moi. 

Il ne faut pas trop sur-réfléchir à la façon dont ça marche. C’est pour ça qu’on a fait comme ça l’annonce à la San Diego Comic Con : on a simplement dit cinq mots. Batman. Capullo. Spawn. McFarlane. Décembre. Et voilà, ça fait déjà 85% de nos ventes. On aurait rien besoin de dire de plus et on ferait toujours 85% de ce qu’on fera. Maintenant on va voir comment grappiller les 15% restants. Si on m’avait dit quand j’étais gamin « John Byrne, Chris Claremoent, JLA, X-Men, décembre » ? C’aurait été plié. J’aurais même pas demandé qui est le méchant, combien y a de pages, c’est quoi le prix. J’aurais mon équipe préférée, avec John Byrne le meilleur artiste sur X-Men… c’est juste ça : on oublie qu’on a été de jeunes collectionneurs, et j’ai envie qu’on rappelle ce que c’est d’avoir été jeune et enthousiaste.

Une dernière question, cette fois à propos du film : tu as maintenant trois nouveaux scénaristes, et personnellement ça fait cinq ans que j’écris régulièrement sur le projet. Qu’est-ce qui prend si longtemps ?

Je vais te donner une réponse bizarre : en fait, ça ne prend pas tant de temps que ça en durée Hollywood. Cinq ans c’est frustrant pour moi vu que je sors un bouquin tous les mois et que je produits des jouets toutes les semaines. Mais un film qui prend des années, c’est normal. Ça me triture la tête, de savoir comment ils font pour vivre avec des mois à attendre un « oui », mais je pourrais te montrer une liste aussi longue que toi de projets qui sont en gestation depuis plus longtemps, certains depuis dix ans. Une fois que tu es établi que tu as une franchise, tu peux faire un film Iron Man tous les deux ans. Tu vois donc toute cette douleur à l’avant, mais une fois qu’on sera lancés, il n’y aura pas 5-6 ans entre chaque film, ce sera une commodité de pouvoir travailler sur un rythme régulier. Pourquoi ça prend autant de temps ? je ne sais pas, c’est un mystère hollywoodien, mais c’est tristement la norme.

Et tu penses toujours à l’approche « Jaws » mentionnée dans tes précédentes interviews ?

Tout le monde est toujours d’accord avec l’envie d’avoir un film d’ambiance, pas un film de super-héros extravagant à 200 M$. Mais les nouveaux scénaristes ont leur point de vue, de bonnes idées, mon boulot c’est pas de dire ce que je veux et que tout le monde doit faire ce que je veux.  Ce sont des pros, ce sont des scénaristes hollywoodiens de première classe, et de la même façon qu’on veut faire ce qu’on sait faire avec Capullo sur les comics, il faut les laisser faire ce pourquoi ils sont bons. Ils ont été nommés pour de grands prix, je fais partie d’une équipe et je dois aider à ce que cette équipe passe la ligne d’arrivée. P

arce qu’on le sait très bien qu’à l’arrivée, 99,5% des gens qui vont voir ce film n’auront pas lu de comics Spawn. Et on ne peut pas rester aussi loyaux aux comics jusqu’à perdre les spectateurs lambda. Les gens en France, en Espagne, en Pologne, on veut aussi qu’ils voient le film, et ils ne savent sûrement pas qu’il y a des comics Spawn. Mais c’est pas grave. Ce qu’ils vont voir, c’est qu’il y a le scénariste de Joker, celui qui a écrit Captain America, ce producteur de Get Out, oh, et le co-créateur de Venom. Ils se ficheront des noms, mais ils vont retenir que c’est ceux de films qu’ils ont vu, et on espère faire un bon trailer, et que ça les fera venir au cinéma. Après quoi ils découvriront qu’il y a des comics. Le monde est vaste, il faut le reconnaître, et il faut que l’on fasse un bon film. Voilà le but.

Merci beaucoup Todd !


Allez, j'avoue, c'est lui mon fameux tonton ricain.

Arno Kikoo
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