
Bienvenue dans un nouveau numéro de la chronique des "critiques express". A intervalles réguliers, la rédaction vous propose de courtes reviews sur des numéros de comics VO sortis récemment. L'idée est de pouvoir à la fois vous proposer une analyse des sorties attendues du côté des éditeurs mainstream et indé', parler également de runs sur la durée, et essayer de piquer votre curiosité sur quelques titres moins en vue. En somme, tout simplement de mettre en avant le médium comics dans nos colonnes autrement que par le prisme pur de l'article d'actualité.
Cette fois, c'est sûr : la rentrée scolaire est enfin arrivée ! Et l'automne avec elle, en ligne de mire pour la fin du mois. Nous avons été capables de passer l'été, ce qui signifie qu'il nous reste donc encore un petit moment pour parfaire nos fringues et nos attirails futuristes pour la société façon Mad Max qui nous attend patiemment mais certainement au bout des sécheresses et des canicules en série. Ceci étant dit, pas de mauvais esprit aujourd'hui : oublions le monde réel en lisant les comics, merveilleux environnements fictionnels qui nous préservent de certaines dures réalités contemporaines ! Or, dans les comics aussi, c'est la rentrée. Si. Et si. C'est comme ça. Figurez-vous.
Ou alors, il ne s'agit peut-être qu'un simple hasard des calendriers de sortie. Mais constatons des faits : avec la Legion, avec les Teen Titans, avec la grande relance d'Archie Comics chez Oni Press, les fans de fiction adolescente auront largement de quoi s'occuper pour le début du mois de septembre ! Des adolescents sous toutes les coutures, de toutes les couleurs, en mainstream ou sur le marché indépendant, avec des envies de classicisme ou de modernité en fonction des équipes créatives. Au global, le bilan est même plutôt sympa pour la réouverture des écoles, avec un véritable nouveau souffle générationnel dans la plupart des cas. C'est vrai : au final, tout le monde semble avoir envie de réinventer les adolescents d'hier en ce moment, ce qui indique peut-être qu'au fond, nous serions peut-être tous en train de prendre un coup de vieux. Bonne rentrée quand même ? Bonne rentrée quand même.
Legion of super heroes #1 - Joshua Williamson & Hayden sherman
Galvanisées par le nouvel élan créatif d'une offre Next Level en perpétuelle ascension, les éditions DC Comics poursuivent l'effort de remise en route autour de certains de leurs concepts les plus niches. En l'occurrence, la Légion des Super-Héros rentre de plain-pied dans ce cas de figure précis. Souvent associée aux curiosités de l'âge d'argent, cette équipe de justiciers venus du futur n'aura que rarement eu l'occasion de briller depuis une petite dizaine d'années, alourdie par une tentative de relance orchestrée par Brian Bendis... qui n'aura pas été du goût de tout le monde. Or, le fait est que la Légion tombe justement dans un angle mort précis : adûlée des fans de longue date pour le volume (exceptionnel) de Paul Levitz, tout en étant largement périphérique aux événements de la continuité principale, l'équipe aura longtemps été triturée, décortiquée par différentes équipes créatives cherchant perpétuellement la bonne idée, le bon concept, la petite trouvaille qui serait enfin capable de remettre ces personnages sur le devant de la scène.
Conscient du challenge, Joshua Williamson, authentique gardien du temple et expert de la continuité DC Comics, connu pour l'aspect purement fanservice de son approche de l'univers local, aura opté pour un renversement des perspectives : prenons les attentes des fans en sens contraire, pour imaginer un nouveau futur, une nouvelle base, une nouvelle Legion. Et en l'occurrence, le résultat est plutôt encourageant, même si quelques limites peuvent déjà se deviner dans l'horizon de ses intentions louables. Résumons nous : nous sommes dans le futur (naturellement) et les activités des créatures augmentées (i.e. : avec des super-pouvoirs) ont été rendues illégales par une fédération galactique totalitaire. Dans ce contexte, l'un des héritiers de Brainiac s'est improvisé dans une posture de détective privé.
Celui-ci va donc prendre sur lui de mener l'enquête pour identifier l'assassin d'un milliardaire puissant, et activiste politique notoire, dont l'existence menaçait de renverser l'ordre établi. Nous comprenons rapidement que cette enquête va permettre d'assembler la nouvelle Legion, avec quatre adolescents éparpillés dans différentes périphéries cosmiques, toutes et tous pourvu(e)s de capacités surnaturelles. Et avec un fan des vieux comics Superboy pour l'hommage méta' (une note d'intention assez emblématique de l'écriture de Joshua Williamson).
L'approche relativement fluide du scénario permet de faire passer un certain nombre d'idées en l'espace de quelques planches... même si certains éléments semblent toutefois se bousculer, par manque de place. L'intrigue va vite, et ne semble pas spécialement vouloir dissimuler ses zones d'expositions - pour débouler sur un résultat un peu moins digeste que prévu, et les fans ne seront peut-être pas forcément accrochés au premier abord.
Le véritable argument de vente de toute l'expérience reste le dessin : exceptionnel, comme d'habitude, et une prestation intelligente du brave Hayden Sherman qui s'arrange avec les découpages et les formes des cases pour accompagner la densité de ce scénario de la meilleure des façons possibles. Quelque part entre des topographies de grandes villes futuristes inspirées par le coup de crayon de Moebius (avec une économie louable dans les contours et les effets pour représenter les bâtiments, façon L'Incal) et les designs de Marcos Martin (pour les personnages et les costumes, avec un effet de riche densité colorée susceptible d'évoquer The Private Eye), celui-ci prouve encore une fois sa place naturelle au panthéon des grands dessinateurs modernes. Et pour un résultat qui paraît encore une fois inédit, totalement différent de ce que l'artiste aura pu proposer récemment sur Absolute Wonder Woman et Batman : Dark Patterns. Pour l'heure, si la série devait être renouvelée, Sherman en serait probablement le premier responsable. À voir pour la suite, dans l'immédiat.
Corentin
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Néanmoins, les temps changent. Puisque Archie Comics ne se sent plus capable de produire (et recherche désespérément de nouvelles sources d'argent en l'attente du procès qui menace de ruiner son président), les éditions Oni Press se seront proposées pour reprendre le flambeau. Dans le cadre d'un accord de sous-traitance, la compagnie, menée par Hunter Gorinson, a donc pris sur elle d'exploiter les personnages de Riverdale et Greendale... sous toutes les coutures possibles. Le premier comics de cette nouvelle vague a été publié cette semaine - et justement, avec Archie #1, de Ben Winters et Fabio Moon, Oni annonce la couleur en affichant une parfaite note d'intention. Contre toute attente, la série validée pour présenter au monde le résultat de ce partenariat inédit ne fonctionne pas du tout comme une réinvention, une déconstruction ou une modernisation de l'esprit ancestral de l'enseigne. Contrairement aux expériences menées par Mark Waid et Fiona Staples autrefois, la nouvelle série Archie tente tout simplement de faire... du Archie. Dans le texte. Comme d'habitude.
À savoir que le numéro en question se présente comme une succession de petits gags potaches et ludiques, de sympathiques petites rêveries insouciantes dans les couleurs et les tonalités traditionnelles de l'enseigne. Puisque, pour rappel, au départ, cette façon de procéder aura toujours été symptômatique de l'esprit Archie Comics : un univers figé dans un perpétuel état de candeur, sur la même suspension temporelle, avec les mêmes personnages, les mêmes blagues, les mêmes triangles amoureux. Winters et Moon embrassent le concept avec enthousiasme, pour s'inscrire dans l'héritage direct de Dan DeCarlo (sinon pour le graphisme, et encore) et des comic strips d'antan. Nous n'allons pas suivre une intrigue long format, nous n'aurons pas de problématiques temporelles compliquées, pas d'évolution pour les personnages... pour ce nouvel état des lieux, Archie va rester Archie, au moins pour la série principale.
Et de ce point de vue, ça fonctionne ! Avec un esprit généreux (qui place toute une variété de petits détails dans les décors) et souriant qui caractérise la tonalité unique de Riverdale, nous acceptons de nous laisser prendre par la main pour cette éternelle plongée dans un monde parfait, complice et taquin, avec un héros bonhomme et maladroit, bienveillant mais gaffeur, toujours amoureux des deux mêmes femmes en perpétuel état de rivalité infructueuse. Ambiance milkshakes et tartes aux cerises, brute du lycée et matchs de foot (enfin, leur foot à eux quoi, celui qui se joue presque sans les pieds) et gags parfaitement inoffensifs au menu. Si l'on pourra toujours regretter qu'une telle équipe créative ne veuille pas s'exprimer sur un format plus actuel, il serait facile de rétorquer que, de cette façon, Oni Press peut se permettre un hommage conscient et volontaire pour ce qui constitue tout de même l'un des monuments figés les plus anciens et les plus emblématiques de l'industrie des comics depuis l'existence même des premiers périodiques. Une façon de dire que, même entre d'autres mains, Riverdale reste Riverdale, et que l'objectif ne sera jamais de démolir la ville parfaite sur le brusque autel de la modernité. Or, c'est vrai : pourquoi changer une formule qui fonctionne depuis plus de quatre-vingt ans ?
Oni pourra toujours proposer d'autres comics pour les fans des lectures alternatives de l'enseigne (avec Archie in Hell pour celles et ceux qui préfèrent les détournements horrifiques de cet univers, par exemple), plus tard. Pour l'heure, la démonstration fonctionne, Fabio Moon semble bien s'amuser dans cette représentation de l'Amérique fantasmée des années cinquante, et Winters a bien fait ses devoirs pour épouser les contours du moule originel. C'est rigolo et ça ne mange pas de pain. Contrairement à Jughead et ses burgers. Parfois, il est aussi important que certaines choses ne changent pas.
Corentin

Si les éditions DC Comics sont globalement dans un bel état de santé depuis quelques années, cela ne veut pas dire que l'enseigne n'est pas capable de trouver certaines limites aux folles expériences validées récemment. Et de ce point de vue, la relance des Teen Titans passerait presque pour un projet plus risqué que les nouveaux comics autour de Jonah Hex ou d'Etrigan. Pourquoi ? Parce que, de par son principe fondamental, cette équipe en particulier a pris l'habitude de fonctionner par générations. Avec les premiers Teen Titans, d'abord, et le souvenir glorieux de ce qu'ils auront été autrefois. Et puis, ensuite, avec les volumes suivants... et les nouveaux personnages apparus pour chasser ces adolescents devenus grands dans l'intervalle. Or, on le sait : écrire les ado', c'est tout un art. Voire même un genre de fiction tout entier. Et tout le monde n'excelle pas forcément dans cet exercice.
Comme avec la nouvelle génération des New Champions apparue tout récemment chez Marvel, il n'est pas rare que les tentatives de relancer de nouvelles équipes articulées autour de petits super-héros en pleine croissance ne fonctionnent pas. Parce que tout ceci est affaire d'équilibre : il faut être capable de faire sonner les personnages comme des jeunes, sans tomber dans le cliché, dans le stéréotype. Sans les rendre insupportables, tout en acceptant de jouer la carte du défi et du décalage générationnel. De ce point de vue, Kyle Higgins n'échappe pas aux pièges habituels. Avec sa nouvelle version des Teen Titans, le scénariste coche toutes les cases du contretemps malencontreux. La nouvelle série nous explique que plusieurs petites bouilles connues de l'univers DC Comics (pour la plupart, des enfants ou des proches de justiciers établis) se sont assemblées autour d'un serveur (les jeunes ils aiment ça, Discord) pour se parler, et se rassembler autour de loisirs communs. Dans une salle d'arcade rétro' qui vend des cartes Yu-Gi-Oh (les jeunes ils aiment ça, les bornes d'arcade et les cartes Yu-Gi-Oh).
Lancé sur une enquête qui va croiser le chemin de cette petite troupe, Jason Todd s'improvise comme leader par défaut d'une relance des Teen Titans plus accidentelle qu'autre chose. On comprend que Kyle Higgins aura eu envie de jouer cette carte pour inverser le rapport classique - les personnages en question étant plus caractériels, plus colériques et plus autocentrés que certains de leurs prédecesseurs, il n'était pas idiot de leur accoler un mentor tout aussi boudeur, solitaire et conflictuel. En somme, un ancien ado' "edgelord" devenu adulte commande désormais une bande de nouveaux ado' "edgelord" capables de lui rappeler le bon vieux temps. Sur le papier, l'idée est bonne, mais les dialogues restent alourdis par cette problématique du trop plein. On veut caser des gags, des références, du langage argotique emprunté (celui que l'on imagine dans la bouche des gamins d'aujourd'hui, mettons), pour sonner vrai, en somme... sans se poser réellement la question de qui sont ces personnages, et pourquoi ils auront décidé de se lancer dans une croisade de justice.
Si quelques monologues ont tout de même été placés pour tenter d'instiller un minimum de souffle, les références donnent surtout le sentiment de jouer sur le fanservice. De leur côté, les membres de l'équipe n'ont pas grand chose pour se distinguer pour le moment, et rentrent tous dans de bons gros clichés, bien traditionnels, bien évidents. Pas forcément de quoi s'emballer dans l'immédiat. En fait, il aurait presque été préférable de pousser le curseur encore plus loin : puisque Red Hood passe pour l'éternel adolescent rebelle malgré le poids des années, on aurait pu lui accoler une équipe de vrais sales gosses, de vrais délinquants ou de vrais personnalités excessives pour forcer le trait et donner un peu plus de saveur au passage de flambeau. Un peu comme le Damian Wayne des débuts - un véritable challenge pour Batman en tant que figure paternelle, qui devait éduquer un petit assassin imbu de lui-même et ingérable.
Pour le coup, Higgins aura préféré un équilibre plus mou, et pas spécialement enthousiasmant pour composer cette relecture de l'équipe. Sans parler du poids (presque anachronique) de ce fanservice, qui utilise toutes les références clés. Du côté du dessin, Di Nicuolo s'en sort plutôt bien avec un coup de crayon dynamique et volontairement exagéré dans ses mouvements et ses déformations, dans le sillage de "l'école Power Rangers" fomentée par de nombreux artistes italiens dans les murs de la maison BOOM! Studios. Néanmoins, celui-ci semble avoir encore un peu de mal avec le script, en laissant plusieurs plages de silence curieuses dans les interstices, pour fausser le rythme. Bref, pas vraiment la relance que l'on espérait, nous sommes encore assez loin des monuments du registre des justiciers adolescents (façon Young Avengers, Runaways, ou même les Teen Titans de Geoff Johns) que nous serions en droit d'espérer dans le présent. À voir si les prochains numéros sauront trouver leur originalité.
Corentin
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Pour compenser un peu de ces différentes séries globalement centrées sur le motif de l'adolescence, nous pouvons compter sur Jeff Lemire pour ramener le sujet de la parentalité sur le devant de la scène. C'en est presque une obsession personnelle. Généralement, pour l'oeuvre du scénariste, il n'existe même pas réellement de situation interstitielle. Ses personnages sont généralement des enfants privés de leurs figures parentales. Pensez Sweet Tooth, Descender, Snow Angels ou Little Monsters, entre autres choses. Mais il arrive parfois que la route marche en sens inverse. Que les parents, pour changer, tentent de remédier aux absence de leurs progénitures disparues. Nous avions déjà eu un exemple de ce cas de figure dans la série Le Labyrinthe Inachevé.
Et même s'il s'agit globalement d'un résumé simpliste (l'oeuvre de Jeff Lemire étant autrement plus vaste, et heureusement pour lui), le fait est que cet auteur, de la même façon que Steven Spielberg avec le divorce de ses parents, aura longtemps travaillé cette matière thématique précise. Comme une perpétuelle envie de coucher sur papier cet effet d'une tendresse brisée, arrachée aux mécaniques normales du rapport entre parents et enfants. Le résultat de cette longue étude aura produit toute une variété d'oeuvres généralement traversées de la même émotivité, souvent morose, froide ou solitaire. Parfois même désespérée, malgré quelques percées d'un espoir plus occasionnel, ou d'histoires qui finissent bien. Crowbound semble s'inscrire dans cette trajectoire exacte, même si le destin final des deux personnages principaux n'est pas encore connu. De fait, Jeff Lemire est aussi un scénariste qui compose ses univers en fonction de ses dessinateurs (ou qui choisit ses dessinateurs en fonction de ses univers, ça marche dans les deux sens), et de ce point de vue, le projet coche toutes les attentes imposées mécaniquement au fil des expériences passées.
À savoir : dans un monde peu ou prou futuriste, l'humanité s'est réfugiée dans les murailles d'une énorme ville en forme d'usine géante, abritée de la destruction provoquée par une créature organique immense que l'on n'identifie pas encore pour le moment. Dans cet univers, une fois devenues adolescentes (ou au moins, dès l'âge de onze ans), les jeunes filles sont arrachées au confort précaire de leurs foyers pour être assignés aux postes de travail de cette société inégalitaire. Certaines deviennent des ouvrières dans l'immense usine locale, en réalisant des tâches mécaniques et déshumanisantes... et d'autres sont en revanche sélectionnées pour servir des fonctions bien plus cruelles encore. C'est dans ce contexte qu'une maman se retrouve dépossédée de sa fille, qu'on lui retire plus tôt que prévu pour l'envoyer "travailler" aux confins du monde. L'héroïne ne l'entend pas de cette oreille et décide de tout plaquer pour aller secourir son enfant.
Joli travail d'ambiance, Crowbound fonctionne comme une lecture somme toute classique dans la bibliographie de Jeff Lemire et Dustin Nguyen. Avec la même ambiance désespérée, portée par un graphisme relativement minimaliste, qui imite encore et toujours la simplicité des dessins d'enfants aux crayons de couleurs, le projet vient ajouter une note maternité dans un parcours artistique jusqu'ici souvent focalisé sur les papas et les fils. Les designs semblement globalement assez ambitieux, portés par l'envie d'un monde situé dans une sorte d'entre-deux, sur le post-monde et le futurisme, sur la fantaisie noire et le survivalisme. On nous fait la promesse d'un voyage, et c'est sans doute dans cette optique de traversée (façon Sweet Tooth) que Lemire et Nguyen pourront exercer leur muscle du parcours par étapes, un élément constitutif de leur oeuvre commune depuis Descender et Ascender. C'est alors qu'il faudra développer le folklore, le propos et les idées, une fois posée cette introduction somme toute assez scolaire, quoi que déjà poétique, pour ne pas trop varier des habitudes locales.
Un accent de réflexion sur la répétitivité du travail, un discours implicite qui fonctionne par touche, un regard plutôt intéressant sur la féminité dans le prisme de cette allégorie du totalitarisme futur ou moderne, les premiers ingrédients semblent plutôt encourageants pour cette création originale de deux géants du milieu. Le fait est que Crowbound aura mis un certain temps avant de se monter, et que les fans de longue date du duo espéraient depuis longtemps retrouver l'ascension du Descender d'autrefois (sans doute parce que Little Monsters n'avait pas forcément tenu toutes ses promesses). Croisons les doigts donc, en espérant que tout le monde s'en sortira indemne.
Corentin
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