
Il n'y aura pas de miracle ou de remontée au box-office pour Supergirl. Le public de façon générale semble dire "non" à la deuxième proposition du DCU mené par James Gunn et Peter Safran ; et si l'on comprend désormais mieux que le projet a été le sujet de différends créatifs entre son réalisateur et le studio, mais aussi que le premier avait fait la faute (grave) de ne pas vouloir lire la bande dessinée qu'il adaptait avant de se mettre au travail, reste encore à expliquer pourquoi le film n'intéresse si peu de personnes. Peut-être parce que d'autres évènements ont parsemé tout le weekend - et la période en général.
Les chiffre sont tombés au bout du 2e weekend d'exploitation de Supergirl aux États-Unis, alors que le film de Craig Gillespie sortait dans les salles français le mercredi 1er juillet passé. Ainsi, le film n'a engrangé que 9,5 M$ supplémentaires sur le territoire dit "domestique" pour atteindre un score de 58,5 M$ ; le weekend en question était marqué par la célébration du 4 juillet (la fête nationale), qui plus est avec les festivités organisées par la Maison Blanche pour les 250 ans d'existence des États-Unis d'Amérique ; et ceci additionné de façon plus globale aux matches de la coupe du monde, d'aucun pourrait expliquer une partie de la chute de fréquentation spectatulaire que Supergirl a connu, avec -74,1% de recettes par rapport au premier weekend. Même The Flash (-72,5%) et Morbius (-73,8%) n'ont pas eu droit à autant, et quoi qu'on puisse penser de Supergirl, force est de constater que le projet est bien plus qualitatif dans sa proposition (ou même sa note d'intention). À voir si Supergirl réussira à faire mieux que Blue Beetle (72,5 M$ sur le territoire domestique), mais rien ne viendra infirmer les récents rapports sur ce que le film pourrait coûter à Warner Bros.
L'international n'est pas bien plus brillant avec 9,4 M$ de recettes supplémentaires pour un total de 42 M$ (dont un seul imputable à la Chine, qui a donc définitivement décidé de ne plus contribuer au succès des films de super-héros, comme c'était encore le cas il y a moins de dix ans). Ce qui amène Supergirl à un total pour le moment de 100,5 M$, de quoi passer une petite barre symbolique, mais ne laisse guère de perspectives réjouissantes pour le score final, qui devrait tourner autour des 130 M$. Un comparatif est - évidemment - établi avec des Blue Beetle (130,8 M$) et Shazam : la Rage des Dieux (134,1 M$) histoire d'enfoncer le clou sur cet échec commercial. Warner Bros. a par ailleurs déjà communiqué sur les dates de sortie aux États-Unis du film en Blu-Ray et DVD, et personne ne serait supris de voir une option VOD arriver d'ici très peu de temps.
Maigre consolation ? Selon les chiffres rapportés par les camarades des Toiles Héroïques, Supergirl a pu profiter d'une partie de la fête du cinéma et d'avant-premières nombreuses pour aller franchir sur son premier jour de sortie la barre des 100 000 spectateurs (105 au total), soit un peu moins de ce que Superman avait fait l'an dernier (133 384), mais si l'amour de l'héroïne est plus fort en France que pour le reste de l'international, cela ne suffira pas à sauver le film pour autant. Reste à voir comment James Gunn et Peter Safran vont opérer pour l'avenir du DCU - sachant que le second semble assez assuré que leurs plans de long terme ne vont pas s'effondrer au moindre caillou sur leur route tracée. À suivre.