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Paris Fan Festival 2023 - Ram V et Mike Perkins : par amour de Swamp Thing

Paris Fan Festival 2023 - Ram V et Mike Perkins : par amour de Swamp Thing

InterviewUrban

Au cours du Paris Fan Festival 2023 qui s'est déroulé au mois d'avril dernier, l'équipe créative constituée des talentueux Ram V et Mike Perkins était présente sur l'artist alley. Quoique la carrière des deux bonhommes séparés pourrait être le sujet de nombreuses interviews distinctes, l'occasion était ici trop belle pour ne pas réunir ces deux personnes pour discuter d'une de leurs dernières collaborations, la maxi-série The Swamp Thing. Disponible en deux tomes chez Urban Comics, le titre a permis à Ram V de réinventer le personnage et à Mike Perkins de s'en donner à coeur joie dans un style horrifique qu'il affectionne et particulièrement adéquat avec son trait. 

Nous vous proposons aujourd'hui de découvrir ce court entretien - mais ô combien enrichissant - autour de la Créature des Marais. Et si l'anglais vous attire ou que vous préférez un format audio, alors la discussion avec Ram V et Mike Perkins est également disponible ci-dessous en format podcast !


A : Nous allons parler de votre travail sur Swamp Thing chez DC Comics. Pouvez-vous nous dire sur un plan général ce que vous appréciez chez ce personnage ? Ici, c’est un peu l’un de nos préférés.

MP : Je pense, en ce qui me concerne, que c’est un personnage qui permet - enfin, quand vous le dessinez, il n’est pas possible de faire une “erreur”. Vous pouvez juste suivre n’importe quelle direction dans laquelle le crayon vous entraîne, de façon organique. Vous suivez votre intuition. Et j’avais toujours voulu travailler sur Swamp Thing, et le fait de collaborer avec Ram était un plus.

RV : Oui. Pour moi, la découverte de Swamp Thing s’est faite par le travail d’Alan Moore. Et ça a été un tel choc, surtout si on n’a pas lu grand-chose de Moore avant ça. Il y a quelque chose d’incroyablement romantique dans ce monstre traînant, cette créature qui cherche à comprendre, qui part à la recherche de son humanité, mais qui ne parvenant pas à la retrouver découvre quelque chose de plus grand en lui. Je pense que c’est l’essence même du personnage. Et lorsque j’ai pris les commandes de ce livre, c’est de ça que je me suis emparé, lorsqu’il a fallu décider ce que Swamp Thing devait être…

MP : C’est un élément qui t’a évoqué des choses très personnelles, le coup du gros monstre qui se traîne ! (rires)

RV : Oui, oui, comme tu le sais toi-même pour avoir déjà vu à quoi je ressemblais à 7 heures du matin (rires). Mais oui, j’ai eu l’impression qu’on pouvait raconter un million d’histoires dans ce cadre. Et je crois que l’une des premières décisions qui m’a permis de m’y attaquer a été de me dire : ‘hey, nous allons nous intéresser à un personnage indien, et pas nécessairement à Alec Holland.’ Et je me souviens avoir pris à l’époque cette habitude d’envoyer des mails particulièrement dramatiques - je me souviens même qu’une fois, un éditeur m’avait demandé de lui réexpliquer pourquoi on allait changer et ne pas se concentrer sur Alec Holland, pourquoi ce personnage indien, et je lui avais répondu ‘parce qu’Alan Moore a ENTERRÉ LES OS D’ALEC HOLLAND DANS UN DE SES NUMÉROS, TU NE L’AS PAS LU ??’ (rires) Et donc oui, je pense que c’est un superbe véhicule pour raconter des histoires qui prennent du sens.

MP : Et je crois que c’est l’une des raisons pour lesquelles ils m’ont contacté pour me proposer le projet, le fait que c’était justement un personnage différent. Parce que, comme Ram l’a rappelé : l’histoire d’Alec Holland a déjà été faite. Elle a été faite avec talent, et à plusieurs reprises. Il était temps de tourner cette page, et d’introduire un nouveau héros.

OC : Avant l’interview, vous étiez en train de m’expliquer comment vous en étiez venus à travailler ensemble - à un moment où Jeff Lemire était censé prendre les manettes sur la nouvelle série Swamp Thing…

RV : Oui, je crois que Mike raconte cette histoire mieux que moi, parce que lui sait vraiment ce qui s’est passé. (rires)

MP : Alors, j’étais à Baltimore, et c’était la première fois où je rencontrais Jeff. Nous nous étions très bien entendus, et on avait échangé au sujet de plusieurs choses. Et pendant tout le trajet du retour, en avion, je me suis posé la question de quel genre de projets je pourrais être amené à faire avec lui. Mon instinct a été de me dire ‘on pourrait faire un Deadman fantastique tous les deux !’ Et Jeff m’a répondu ‘Argh, tu sais, je crois que ce serait difficile à faire valider. Mais par contre, en ce moment j’écris un titre Swamp Thing, est-ce que ça t’intéresse’ et bien sûr, j’étais partant. Mais ensuite, ce projet là s’est en quelque sorte effondré. 

Jeff m’a recontacté pour me dire que DC travaillait sur une nouvelle ligne de comics, que Ram avait signé pour écrire une série Swamp Thing, et qu’il aimerait que je le rejoigne là-dessus. Alors j’ai été lire These Savage Shores, et je me suis tout de suite dit ‘ok, il faut que je travaille avec ce gars.’ Et c’est comme ça que les choses se sont faites. Encore un peu plus tard, ça s’est encore effondré - enfin, le projet Swamp Thing était encore là, mais l’idée de faire une ligne consacrée spécifiquement aux comics d’horreurs, non. Alors Jeff m’avait rappelé pour me dire ‘alors voilà, je suis de retour et je vais faire mon histoire sur Swamp Thing !’


C : La mini-série Swamp Thing : Green Hell ?

MP : Oui, et il voulait que je la dessine. Mais je lui ai répondu ‘je suis trop investi dans celle que je fais avec Ram.’ (rires) J’ai essayé de me convaincre que j’étais capable de faire les deux en même temps mais… C’est un peu l’histoire de ma vie haha. Je veux faire tout à chaque fois.

RV : Oui, ça a aussi commencé comme ça pour moi - en tout cas, dans le sens où j’ai réagi comme Mike quand j’ai découvert son travail. Swamp Thing, dans ma tête, ça avait toujours été celui de Bernie Wrightson, John Totleben, ce genre de lignée de crayons ciselés et d’encrage précis où la texture était perceptible. Un seul coup d’oeil aux planches de Mike, même s’il avait déjà fait beaucoup d’autres choses avant ça, et on s’aperçoit de cette liberté dans le trait, où le crayon va là où il décide d’aller. Dès que j’ai eu l’occasion de découvrir ses planches… D’ailleurs on en parlait encore hier (ndlr : pendant la conférence Ram V du Paris Fan Festival) : j’ai tendance à écrire des histoires qui s’adaptent au style de mes dessinateurs. Et c’est très facile d’écrire pour Mike, d’écrire du Swamp Thing pour Mike, parce qu’on peut voir immédiatement comment ce personnage est ancré dans les influences artistiques par lesquelles le style de Mike s’est forgé.

MP : Oh oui, oui…

C : La série fait très… Vertigo-esque ? Dès le premier arc avec la créature qui vient du désert, on a cette horreur qui s’accroche au cerveau. Évidemment, on reconnaît l’influence d’Alan Moore, mais en dehors de ça, quelles directions aviez vous au départ, où comptiez vous emmener le projet ? 

MP : Ram avait des tonnes de… Il m’envoyait des images franchement très dérangeantes. 

RV : (éclate de rire)

MP : Il me disait ‘ON VA VRAIMENT ALLER CREUSER DANS LE BODY HORROR’

RV : C’était pour une bonne cause.

MP : (rires) Oui. Tu te souviens du nom de ces images que tu n’arrêtais pas de m’envoyer.

RV : Je ne sais pas si vous connaissez, mais je regardais une série TV qui s’appelait Channel Zero. Pour moi, c’était un bon exemple d’une horreur innovante, contemporaine et bien faite. C’était le genre d’esthétique que je voulais amener avec la série. J’avais tout à fait conscience du fait que le titre allait être comparé à Vertigo, à Alan Moore, parce que c’est de là que je puise mes propres influences. Evidemment. Donc, il fallait que le projet sorte du lot en tant que comics d’horreur moderne. Et donc même s’il y a cette ADN de BD à la Vertigo, je pense que l’ensemble paraît plus contemporain, et n’a l’air d’un comics qui a été fait dans les années quatre-vingt. Alors oui, j’ai envoyé beaucoup de ces références, beaucoup de références au cinéma de Cronenberg également…

MP : Il y a eu beaucoup de couvertures dans le style body horror que DC a refusé (rires)

RV : Oui haha, certaines ont été refusées parce qu’elles étaient trop bizarres.


C : La série a même parfois l’air d’un cours d’anatomie. Il y a par exemple ces inserts de scanners du cerveau où vous n’utilisez pas une imagerie comics traditionnelle pour nous aider à pénétrer la psyché du héros, pendant sa transformation. 

MP : Oui, et ça c’est le résultat d’une véritable collaboration. Nous échangions beaucoup, Ram m’écrivait ‘tu sais, je pense que j’ai une très bonne idée pour présenter cet élément’, il m’envoyait de petits croquis, je lui répondais ‘je vois plutôt les choses sous cet angle’, etc. Donc ça a été une vraie relation de travail en commun - et c’est un vrai bonheur d’avoir quelque chose comme ça qui se met en place. Parce que généralement, on se contente de recevoir le script, et on se met à le dessiner. Alors que cet échange d’idées… C’était formidable.

RV : De mon point de vue… Comme je vous l’avais dit, je suis entré dans les comics sur le tard, et donc personne ne m’a appris quelles étaient les règles. Donc mon cerveau a tendance à chercher une idée qui n’a jamais été faite jusqu’ici. ‘Je me demande si quelqu’un a déjà mis un IRM dans un comics.’ Vous voyez. Et je me souviens même assez distinctement de celle-ci, parce que vous savez, avec un scanner du cerveau, quand on pénètre dans la partie inférieure des tissus nerveux, ça ressemble à une pomme. Ça ressemble à ce que l’on voit de la pomme et de ses pépins quand on coupe le fruit en deux. Et donc, dans ma tête, il y a eu cette sorte de connexion - le cerveau qui ressemble à une plante, à un fruit, à des graines…

MP : Oui, oui, quand on a commencé à faire ces éléments très anatomiques, dans les numéros Future State, je dessinais le cerveau, et j’ai réalisé… comme s’il y avait des morceaux de brocoli à l’intérieur ! (rires)

RV : Exactement. Je pense que cette connexion a toujours été là, et une fois qu’on s’en aperçoit, on ne peut pas ne pas y penser. L’idée traverse toute la série, que le corps humain est aussi une plante, un organisme vivant, qui s’apparente au Green, d’une certaine façon.

C : Les numéros Future State avaient une certaine dimension pessimiste, à propos du futur de l’humanité. C’est un choix logique pour Swamp Thing, qui couvre un aspect écologique en soi. Le reste de la série va plutôt s’accrocher à des thèmes familiaux, au thème du traumatisme, à la créature en elle-même, mais elle paraît moins sombre et glaciale que l’idée ‘voilà, nous allons tous mourir à cause du réchauffement global’, est-ce quelque chose que vous avez choisi consciemment ?

RV : Et bien… Mh.

C : Ce n’est pas une critique, j’aime beaucoup ces numéros. Mais j’ai l’impression que la direction a sensiblement changé après ça.

RV : Je vais vous répondre sur un plan philosophique. L’une de mes citations préférées se trouve être une phrase de Lars Von Trier, qui répondait à quelqu’un qui lui demandait pourquoi il ne réalisait que des films déprimants. Sa réponse était ‘parce que nous n’apprenons jamais rien des bonnes choses qui nous arrivent.’ Et c’est vrai, en quelque sorte. C’est aussi pour ça que la tradition grecque de la tragédie a survécu au passage du temps. Je pense que nous sommes naturellement programmés pour être plus réceptifs aux… choses les moins agréables qui peuvent nous arriver. 

Et je pense aussi que n’importe quel système - n’importe quel système écologique, mais aussi n’importe quelle structure de pensée, n’importe quelle construction philosophique - est conçu pour fonctionner sur ce principe de l’entropie. Que chaque système est toujours en train de se dégrader. Sur une période de temps assez longue, il finira toujours par se détruire lentement. Et à partir de cette destruction, s'amorce le point de départ du système suivant. Alors non, en vérité, je ne pense pas que Future State : Swamp Thing soit aussi pessimiste que ce que vous décrivez. Parce qu’à la fin de l’histoire, Swamp Thing se sacrifie pour sauver les quelques restes de l’humanité encore en activité sur la planète. Parce qu’il dit ‘Je suis sûr qu’ils trouveront une façon d’être meilleurs que ce qu’ils ont été jusqu’ici’. Donc en vérité, de mon point de vue, c’est un message d’espoir… embarqué dans une histoire extrêmement déprimante. 

Et je pense que ceci renvoie à ce que j’aime appeler ‘l’optimisme cynique’. D’une certaine façon, vous savez que les choses vont mal se passer, parce que vous pouvez vous en rendre compte, parce que vous pouvez regarder autour de vous et vous dire ‘les gens font des choses horribles parfois, les gens ne se préoccupent pas assez de la planète.’ Mais alors vous avez le choix : vous pouvez être pessimistes, ou vous pouvez être optimistes. Mais opter pour le pessimisme ne va pas vraiment changer quoi que ce soit. Alors autant être optimiste, parce que ça ne coûte rien de plus. 

Donc, je pense que la série Swamp Thing en elle-même est infusée de cette philosophie de l’optimisme cynique, parce que si vous vous rappelez de la conclusion, Levi dit ‘je sais que tu reviendras. Je sais que les gens feront des erreurs, je sais que tu as d’autres plans pour le futur, mais je serai là, à chaque fois. Ma mission est de me mettre en travers de ta route et je t’arrêterai à chaque fois.’ Donc la question n’est pas de savoir s’il gagnera à la fin, mais de se dire ‘arrêter le vilain fait partie du boulot’ et c’est pour ça qu’il le fera encore, et encore et encore. 

MP : Même si j’avais une pelle, je serais incapable de vous sortir une réponse plus profonde que ça. (rires)


C : Et est-ce que vous savez où vous aimeriez aller si vous aviez l’opportunité de prolonger le projet ? 

MP : On adorerait. On a encore beaucoup de choses à dire. Je pense.

RV : Pour être honnête, je pense qu’on a introduit beaucoup de nouvelles choses que nous serions capables de pousser plus loin. Avec un personnage comme Trinity, avec le Parlement des Rouages…

MP : Qui était formidable à dessiner !

RV : Oui, et ramener Tefé Holland aussi… Il y a des fils rouges que nous n’avons pas pu développer dans la première série.

MP : Et il y a aussi beaucoup de nouvelles choses que tu n’as pas pu tout à fait explorer. Par exemple, il y avait ce personnage que John McCrea avait introduit…

RV : Ah oui, oui. Donc il y a beaucoup d’idées sur lesquelles on pourrait développer, mais la question la plus importante reste : qu’est-ce que l’on pourrait raconter ensuite avec la série. Et j’ai quelques idées sur le sujet, j’en ai déjà parlé à Mike, évidemment il faut maintenant porter cette discussion chez DC, et je sais de source sûre qu’ils adorent notre travail donc je serais enchanté d’y retourner d’ici les prochaines années.

A  : Justement, au départ la série avait été annoncée en dix numéros, et puis elle a été prolongée. Ce qui est plutôt rare dans l’industrie des comics mainstream. Est-ce que cette prolongation a eu un impact sur votre histoire, quand vous avez appris que vous pouviez aller plus loin ?

RV : En fait, étant l’insupportable effronté que je suis, j’avais présenté la série à DC avec cette quantité de numéros dès le départ. (rires) Je leur avais dit ‘bon, je vais vous pitcher deux saisons. Si la première ne fonctionne pas, annulez la série, je n'essaierai pas de protester, aucun problème. Mais si elle se vend bien, laissez nous faire la deuxième saison.’ Et il se trouve que le titre s’est très bien vendu. Quand on est arrivés à la fin de la première saison, je leur ai demandé de valider l’extension. Et je me souviens même qu’à l’époque, une poignée d’éditeurs avait quitté DC Comics…

MP : Oui, on les a tous tués d’épuisement. (rires) On est passés par pas loin de 4 éditeurs non ?

RV : Oui, c’est vrai ! Cette série, vous savez, elle mange les éditeurs. (rires) Et donc, ils nous ont répondu qu’ils ne savaient s’ils trouveraient quelqu’un pour superviser l’édition du projet. Mais à l’époque je travaillais avec Ben Meares, qui était assistant éditeur sur Catwoman - et si vous le connaissez un tant soit peu, vous devez savoir que c’est un énorme fan d’horreur. Il avait travaillé avec Clive Barker avant d’aller chez DC, et donc il a accepté immédiatement de nous rejoindre sur Swamp Thing avec beaucoup d’enthousiasme. Je me rappelle que lui et moi avions envoyé des emails à Katie Kubert (ndlr : éditrice sur un pôle de séries Batman/Gotham City) en lui demandant ‘hey, est-ce que je peux emprunter Ben pour éditer mon comics Swamp Thing ?’ (rires) Donc nous avons vraiment travaillé pour faire en sorte que cette saison 2 puisse se faire. Ca a été une période assez joyeuse de pousser, entre nous, avec quelques astuces, pour obtenir gain de cause.

C : Dernière question : en vous entendant parler de votre relation, on se rend bien compte que vous êtes vraiment devenus assez complices. Alors, Ram, vous qui êtes aussi créateur sur le marché indépendant, avez vous de plans pour retrouver Mike sur une création originale ?

MP : On en a discuté !

RV : Tamtamtaaam… (rires)

MP : On a discuté de quelques idées. Oui. Pour le moment, je travaille sur un projet, qui sera disponible chez DC d’ici… le mois de mars ? Mais on a eu des échanges sur ce sujet.

RV : Oui, vous savez je pense que trouver ce genre de relations qui fonctionne à ce point est assez rare. Et quand vous trouvez un collaborateur aussi ouvert, vous avez de vous y accrocher pour la vie, et de faire autant de trucs cools ensemble que possible.

MP : Totalement.

C : Ok ! Merci beaucoup, messieurs.

MP : Merci !


Photo : en voilà une belle équipe créative

Arno Kikoo
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