
Récemment, les équipes de la maison Ignition Press ont évoqué leurs projets pour la période du printemps et du début de l'été. Une sorte de seconde vague plutôt chargée, avec quelques profils ambitieux au catalogue, pour cette enseigne installée sur le marché depuis un peu moins d'un an. Or, en marge des présentations du salon ComicsPRO (encore, toujours, c'est la nouvelle corne d'abondance), une autre création originale s'était glissée dans les interstices. En l'occurrence, une mini-série annoncée sous le titre Sicko et prévue pour le mois de juillet. Hypocondriaques s'abstenir.
Le projet en question est né de l'esprit de Tini Howard (Thanos) en compagnie de l'artiste Amilcar Pinna (Generation X), De ce point de vue, Sicko devrait faire plaisir aux amateurs du coup de crayon de Frank Quitely, dans la mesure où le dessinateur en question revendique une certaine filiation avec le virtuose écossais. Nous avions d'ailleurs pu nous en rendre compte au moment de Galactic, une autre création originale tombée l'an dernier, scénarisée par le bon Curt Pires. En somme, Pinna poursuit sa route sur le marché indépendant, en compagnie de Howard, dans l'idée de concevoir un projet résolument anormal, qui prend pour terrain de jeu le principe des maladies auto-immunes... réinventées sous l'angle du super-pouvoir.

A savoir :
"Valentine Virago a toujours eu des problèmes de santé. Frappée par une rare maladie auto-immune depuis l'enfance, l'héroïne n'a jamais été capable ed se débarrasser de ce problème malgré les tentatives des médecins. Au point d'être considérée comme une personne incurable une fois devenue adulte.
Mais cette affliction s'accompagne d'une sorte de... compensation ? Valentine est effectivement capable de se servir de son système immunitaire comme d'une arme. Au hasard, en éternuant, celle-ci est capable de matérialiser un flot de sang visqueux et corrosif (ndlr : bon appétit la famille, ça dit quoi, paupiettes pour ce midi ?). Et il ne s'agit-là que l'un des nombreux exemples de ses capacités. Fatiguée d'être traitée comme un rat de laboratoire par des médecins obstinés, la jeune femme a décidé de s'enfuir de son centre de recherche, en quête de la liberté qu'elle n'a jamais connue jusqu'ici.
Cependant, différents individus aux intentions douteuses espèrent la retrouver. Jono, l'ancien infirmier de Valentine (et amant d'un jour depuis son centre de recherche) va mener une escouade d'hommes armés lancée à sa poursuite. L'héroïne va avoir le choix d'accepter une nouvelle réclusion, dans un autre hôpital prévu pour les gens comme elle... Mais celle-ci en a eu assez de vivre dans les prisons sanitaires depuis toujours. Il lui faudra donc s'enfuir... en emmenant les autres patients avec elle."
Le communiqué de presse repose essentiellement sur un seul terme : bizarre. Avec ce projet, pensé comme une allégorie du rapport au corps, des maladies longue durée que l'on trimballe et du sort réservé aux personnes frappées de problématiques lourdes, Howard et Pinna ont prévu de voir grand. Sous la supervision de l'éditeur vétéran Jamie S. Rich, l'équipe créative a manifestement eu toute licence pour concevoir cette étrange aventure, façon Akira sans les motos, et avec toute une variété de potentielles dégueulasseries pour les pouvoirs de l'héroïne. Au passage, Amanda Grazini (Two Guns) se chargera de la mise en couleurs.
Sicko #1 est attendu pour le 22 juillet 2026 chez Ignition Press.