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Bob Iger sur le départ : le président du groupe Disney démissionnera d'ici la fin d'année 2026

Bob Iger sur le départ : le président du groupe Disney démissionnera d'ici la fin d'année 2026

NewsCinéma

En mettant de côté la situation du groupe Warner Bros., encore balloté entre deux repreneurs potentiels, avec Netflix d'un côté et Paramount Skydance de l'autre, un autre feuilleton brûlant occupe actuellement la presse spécialisée dans l'observation des grands groupes de l'audiovisuel aux Etats-Unis. Pour des enjeux moins cruciaux, plus localisés et néanmoins conséquents, compte tenu de l'importance de l'enseigne concernée. La situation n'est pas exactement inédite : le président directeur général du groupe DisneyBob Iger, avait déjà abandonné ses fonctions une première fois en 2020, au profit d'un successeur désigné, Bob Chapek. Celui-ci finira par être débarqué par le conseil d'administration quelques années plus tard, orchestrant le retour aux affaires de l'ancien grand patron.

Retraite Capitalisée

Autant dire que le groupe ne peut plus exactement se permettre de prendre le même risque. D'ici le mois de mars, les têtes pensantes de Disney devraient annoncer le nom d'un successeur officiel lors d'une conférence destinée aux actionnaires et aux partenaires de l'enseigne. Dans la foulée, Bob Iger devrait assurer la passation et administrer les affaires courantes avant de prendre sa retraite d'ici la fin de cette année. Actuellement, deux noms circulent dans les conversations pour remplacer le bras droit de l'Oncle Picsou (qui reste le vrai grand patron officieux des entreprises Disney, comme tout le monde le sait).

Selon la rédaction de DeadlineDana Walden, coprésidente du département Disney Entertainment, et Josh D'Amaro, président de Disney Experiences, seraient les mieux placés pour reprendre le poste. L'idée d'une coprésidence basée sur un partenariat entre deux commanderies, serait aussi envisagée. Ce mode de fonctionnement n'est pas inédit dans la liste des grandes enseignes basées sur Hollywood - chez Netflix, Ted Sarandos et Greg Peters se partagent actuellement la présidence de la compagnie sous les ordres du fondateur Reed Hastings, par exemple. 

Dans les rangs de chez Disney, le départ (définitif, cette fois) de Bob Iger interroge naturellement les actionnaires quant au destin éventuel de l'enseigne. Si l'actuel président avait été rappelé pour remettre la machine sur les bons rails, le bilan global reste mitigé : en l'espace de quelques années, la poule aux oeufs Marvel Studios a perdu de son éclat, les productions Lucasfilm n'ont plus été capables de retrouver la route des salles de cinéma, et le bilan global de Disney+ reste mitigé (avec des dépenses importantes et un retour sur investissement discutable pour les grosses sorties). Dans le même temps, la valeur des actions du groupe semble s'être stabilisée pour le moment, mais reste largement inférieure aux performances de l'ancien temps. Tout récemment, Disney est aussi devenu le premier grand groupe de l'industrie du cinéma traditionnel à signer un partenariat avec les géants de l'intelligence artificielle, en s'associant avec l'entreprise OpenAI de Sam Altman pour un accord de coopération sur trois ans.

Du point de vue salarial, le salaire annuel de Bob Iger était encore de 45 millions de dollars l'an dernier, réparti entre les versements fixes et les intéressements en valeurs boursières.

L'annonce de la transition devrait tomber d'ici le 16 mars 2025 avec de sérieuses conséquences sur le fonctionnement interne du groupe. Du haut de ses soixante-quatorze ans, Iger devrait certainement rester comme l'un des présidents les plus importants de l'histoire de Disney, et comme une figure tutélaire dans l'histoire d'Hollywood au global. Artisan d'une politique d'acquisitions agressives, en amont de la mode des fusions de grands studios celui-ci a largement amplifié la taille de son entreprise en l'alimentant de nouvelles greffes constantes : MarvelStar WarsHulu et la 20th Century Fox auront été consolidés au sein de la superstructure sous ses ordres, en accord avec cette logique de centralisation des franchises au sein d'une même entité.

La plateforme Disney+ a également été validée sous ses ordres, de même que l'annonce des futures fonctionnalités de générations de contenu par la voie de l'IA générative sur ce service. Autant dire que la gestion du PDG aura certainement laissé une empreinte décisive sur Hollywood, en amorçant la course aux fusions, la guerre du streaming, et en ouvrant cette nouvelle voie des partenariats avec la tech' moderne qui marquera certainement la nouvelle tendance de fond de l'audiovisuel pour les prochaines années. 

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Illustration de l'auteur
Corentin
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