
Dans la foulée des annonces de nouveautés tombées pendant le mois de décembre, quelques autres projets se présentent pour le premier trimestre de cette année du côté de chez Bliss Editions. L'enseigne a effectivement présenté une création originale de l'artiste Alberto Ponticelli. Avec Blatta, le dessinateur de Goodnight Paradise s'est aussi chargé des fonctions de scénariste, pour un titre de science-fiction globalement claustrophobe, pessimiste et noire. Une belle façon de rebondir sur la sortie de L'Île aux Orcs, paru chez Bliss l'année dernière. D'ailleurs, l'album en question devrait tomber presque tout pile pour les un an de cette précédente sortie.
Armé d'une anxiété certaine et d'une froide lucidité sur la réalité des comportements humains modernes, Ponticelli compose une fresque morbide, dans laquelle notre espèce a choisi de s'isoler par peur des responsabilités. Dans cette version du monde où les interactions entre individus sont prohibés, et où l'existence ne se résume plus qu'en résurrections productivistes sans fin, un personnage masqué narre son quotidien au sein de cette réalité sans vie.
Un projet qui s'annonce ouvertement dépouillé, et selon l'éditeur, dérangeante, dans l'idée d'inviter la réflexion personnelle dans l'équation. Le prolongement naturel d'une oeuvre rarement optimiste, en somme, mais toujours captivante. A voir comment Ponticelli s'en sortira sans Joshua Dysart pour le seconder.

En ce qui concerne le synopsis officiel :
"L'humanité a vaincu la mort, mais à quel prix ? Face à la surpopulation, la procréation est prohibée. Les gens vivent, meurent, sont transférés dans un nouveaux corps cloné et recommencent. Pour éviter toute tentation, chacun vit isolé des autres. Enfermés dans des petites cellules, les humains n’ont qu’un seul objectif : travailler. Mais que se passe-t-il quand le système ne fonctionne pas comme prévu ?"
Blatta est prévu pour le 6 février 2026 au prix de 25 euros pour 152 pages, dans une édition grand format en vingt par trente centimètres. Si vous aimez les cafards et les scaphandriers, venez nombreux.




