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Detective Comics #874, la review

Detective Comics #874, la review

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Notre note

Avant de commencer cette review, une petite précision et un coup de gueule contre la politique éditoriale de DC. Detective Comics #874 contient la troisième partie du story arc « Skeleton Cases ». Les deux premières parties ont été publiées sous forme de back-ups dans les numéros 871 et 872. Soit une interruption de deux mois au lieu d’un entre les parties deux et trois. Ce « trou » dans la publication aurait pu n’être qu’anecdotique, mais il pose un réel problème car le numéro 874 reprend l’histoire à l’instant précis où la back-up du 872 l’avait laissée. D’où une certaine confusion, même pour le lecteur régulier. Quant au lecteur occasionnel, il risque d’être purement et simplement largué.

            C’est d’autant plus dommage que Scott Snyder (American Vampire) et Francesco Francavilla (Zorro, Black Panther Man Without Fear) nous livrent un numéro d’une grande qualité.

Tout commence par une longue conversation entre le commissaire Jim Gordon et son fils, James. Oui, vous avez bien lu, son fils. James Gordon junior, apparu pour la première fois dans le célèbre « Batman Year One » de Frank Miller (Sin City) et qu’on n’avait jamais vu autrement que comme un enfant. Tout juste savait on qu’il était sensé vivre à Chicago avec sa mère, la première femme du commissaire Gordon (elle aussi apparue dans « Year One »). C’est un James bien adulte que l’on retrouve ici. Et surtout particulièrement inquiétant. Scott Snyder a en effet transformé cet obscur personnage en un être malsain, pour ne pas dire terrifiant. L’auteur fait cela avec une maestria qui force l’admiration. Les dialogues sont justes, laissant transparaître la vulnérabilité du commissaire Gordon et l’ambiguïté de James. Car c’est ce dernier point qui rend le personnage si fascinant. Plus on le découvre innocent, et plus il paraît coupable. Magnifique paradoxe parfaitement illustré par la page qui clôt cette scène. Francesco Francavilla nous livre pour l’occasion quelques unes de ses meilleures planches.

 

Son trait évoque Darwyn Cooke (The New Frontier, Parker) pour son côté faussement naïf, mais en plus sombre. Les mises en pages sont elles aussi exemplaires, ainsi que le choix des angles de vue (souvent des plans serrés). Des couleurs magnifiques, tout dans les tons rouges, s’ajoutent à cela pour créer une atmosphère oppressante, à la limite de la claustrophobie. C’est du grand art.

La seconde partie de l’histoire, si elle n’est pas aussi exceptionnelle, reste de très bonne facture. On y voit Batman et Red Robin neutraliser des trafiquants d’animaux exotiques sur un bateau. Cette séquence d’action, au demeurant fort plaisante, sert surtout de prétexte à une exploration de la psyché d’un Batman encore fort éprouvé par ce qu’il a vécu dans le story arc précédent (il avait été empoisonné par une toxine dérivée du gaz du Scarecrow). Scott Snyder montre ici encore une fois à quel point il maîtrise bien son héros et il en profite pour continuer à développer une des thématiques de la série, à savoir la noirceur de la ville de Gotham. J’avais écrit dans la review de « The Black Mirror » qu’ « ambiance » était le maître mot pour cette série, et bien ce numéro le confirme. Le seul bémol à apporter concerne les dessins de Francavilla. L’artiste se laisse en effet aller durant la scène d’action à quelques découpages un peu hasardeux. L’emblème de Batman utilisé comme séparation entre les cases, c’est un truc qui devrait être réservé à J H Williams III. Et globalement, le trait paraît un peu moins assuré à mesure qu’on avance vers les dernières pages.

 

Cependant la splash page finale est excellente (et la dernière bulle de dialogue la rend encore plus efficace).

Au final, Detective Comics #874 est donc un très bon numéro, dont l’écriture remarquable est servie par un dessin de haute volée, malgré quelques imperfections.

Les plus : L’écriture

                James

                Le dessin…

Les moins : …malgré quelques faux pas

                  La façon dont le story arc a été publié

Notes

Scénario : 4,5/5

Dessin : 3,5/5

Globale : 4/5



 

Jeffzewanderer
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