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The Green Hornet, la review !

The Green Hornet, la review !

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Notre note

Premier film de l'année à lancer les hostilités en matière d'adaptations de Comics au ciné (même si oui, Green Hornet est d'abord un feuilleton radiophonique blabla), Green Hornet est passé aux rayons X de la rédaction ; Et il se pourrait bien que la malédiction "film de début d'année = film raté" instaurée par The Spirit soit de la partie...

"Kato sait faire un bon café"

Oscillant entre humour et action sans jamais réellement trouver la place qui est la sienne, The Green Hornet est un film bâtard. Cette dualité malheureuse se retrouve dans un constat plus encourageant : la deuxième partie du film surclasse la première une bonne centaine de fois. En effet, ne faites pas comme ces 3 personnes qui, au bout de 30 minutes, ont jeté l'éponge et ont préféré aller s'en griller une que de prolonger cette parodie de film de "super héros" (oui parce que Green Hornet n'est pas un super héros pur jus blabla).

On regrette le discours malvenu de la part du pédant réalisateur Michel Gondry qui aime conchier les Comics, les super-héros -je cite- "fascisants" et l'imagerie comics, mais qui sait s'en servir lorsque ceux-ci se posent comme un argument de vente certain (le générique de fin en atteste).

On s'étonne d'ailleurs de voir le Français à la tête d'un film d'action ; son cinéma que j'apprécie n'étant ici que l'ombre de lui même. 2-3 idées de réalisation, encore une fois dans la deuxième moitié du film, viendront sauver son honneur de réalisateur, mais ni sa direction d'acteurs ni sa gestion des scènes de baston resteront gravés dans l'histoire.

Cette première demi-heure justement, qu'est ce qu'elle a de si mal? Et bien prenez un Seth Rogen pas inspiré du tout -DU TOUT, un Kato tellement caricatural que sa version 40's en devient un modèle de modernité, une Cameron Diaz aux abois et un casting de séries télé (même s'il y a le Capitaine Adama de Battlestar Galactica, oh oui), le tout mixé dans dans une réal' complètement sous acide et accélérée au point d'imposer l'ellipse à chaque changement de plan, faites revenir dans une sauce de dialogue tellement mal écrit et là aussi tellement caricaturaux que la "critique" des super-héros classiques en devient malvenue et vous obtenez un petit calvaire.
Seul excellent point, l'apparition d'Anvil en caméo sur un écran LCD au tout début du film lors d'un dialogue entre les 2 mafieux qui devrait ravir tout le public metalleux du film !
Heureusement, le meilleur est à venir.

Meilleur qu'un Cappuccino de Kato

Vient ensuite cette fameuse deuxième moitié (les plus tatillons y verront 2 tiers) salvatrice, franchement nécessitée par la maladresse du début du film. Certes, le duo très moyen formé par Seth Rogen et Jay Chou y est toujours maladroit, mais la réal' et le développement du film rattrapent cet écueil.
On regrettera là aussi l'envie de Michel Gondry de rendre son film cool sans posséder les clés de la "coolness" (n'est pas Matthew Vaughn qui veut), mais par chance, le Français puise dans son talent et livre de belles choses à l'écran.
D'idées de réal' astucieuses en plans malins, le réalisateur de la science des rêves parvient à redresser la barre malgré le vent contraire d'un scénario raté. Le vilain y est minable (une tradition pour Green Hornet, qui n'a jamais connu d'adversaire à sa taille), le héros énervant de niaiserie, la dualité Reid/Kato pas franchement inspirée, mais les scènes d'actions burnées et franchement plus réussies que les précédentes y sont agréables. Ainsi, d'explosion en destruction de building pure et simple, tout l'équipe du film semble s'éclater et le résultat s'en ressent à l'écran.
Tenez vous bien, la quasi-finalité du film réside dans une clé USB en forme de Sushi, ça en dit long sur le gros délire qu'est cette deuxième partie !

Enfin, on retiendra de ce Green Hornet un film maladroit et pas toujours sincère, où Michel Gondry essaye de jongler avec des éléments qu'il ne maîtrise que trop peu, où les relations entre personnages sont tellement bâclées qu'on se demande si celles-ci ont figuré dans la short-list des "choses à montrer" du staff et d'un tout mal casté. En période d'été, ce genre de productions se ferait bachée sans avoir le temps de se défendre. Là, en tant que premier blockbuster de l'année et comme ouverture aux hostilités à venir, The Green Hornet est bon à prendre comme un film pop-corn, mais certainement pas autrement. Il en ressort donc un film sauvé par une deuxième moitié nettement meilleure que son introduction et par un fun parfois franchement savoureux.
Pour ceux qui voudraient aborder une vraie bonne histoire du personnage toutefois, rabattez vous à sans hésiter sur le recueil 100% que Panini vient de publier, qui représente un des meilleurs arcs sur le personnage à ce jour. Neault vous en parle ici même tandis que Mig vous parle de son approche du personnage sur les enfants de la BD !
Quant à Michel Gondry, que l'on apprécie pourtant, l'adage est tout trouvé : Qui s'y frotte s'y pique. Malheureusement, le Français s'est frotté un peu trop fort... Peut-être que celui-ci utilisera le twist facile et éculé du "c'est les producteurs!", en attendant on lui en veut, un peu.

N.B : Oui, ce shoryuken tombé comme un cheveux sur la soupe est plutôt joussif.

La note de Sullivan : 2.5/5

Sullivan
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