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Wonder Woman #1, la review

Wonder Woman #1, la review

ReviewDc Comics
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Notre note

Wonder Woman est censée être la troisième partie de la Trinité, mais elle est bien malheureusement pas aussi importante que ses confrères Batman ou Superman. Il suffit de regarder le nombre de titres allouer à chacun lors de ce relaunch pour s'en rendre compte. La faute à des histoires moins iconiques et à une absence de run assez fort pour l'implanter dans l'esprit des lecteurs. Est-ce que ce coup-ci la donne va changer ?

Tirer les ficelles

Associer un nom tel que celui de Brian Azzarello à ce titre montre une volonté de la part de DC Comics de relancer son personnage, et ce choix a été très étonnant tant on n'identifie pas le scénariste de 100 Bullets à ce genre de projet. Mais comment s'en tire-t'il réellement ? Un premier constat, c'est que l'homme est habitué au longs runs nébuleux dont les multiples intrigues se croisent et se recroisent, et dont les questions n'obtiennent de réponses qu'avec parcimonie. Ici, c'est la même. Entre le dieu Apollon qui agit dans l'ombre (un comble pour le dieu de la lumière), cette mystérieuse femme habillée d'un manteau de plumes de paon, cette Zelda prise au milieu d'intrigues qui la dépasse et un Zeus qui semble tirer toute les ficelles dans un but totalement inconnu, on semble avoir mis le pied dans une histoire complexe et sinueuse. Reste que la qualité brute de ce premier numéro n'est pas vraiment époustouflante. Si Azzarello place ses pions, il nous donne pas le meilleur de lui-même, surtout à cause d'une caractérisation de Wonder Woman elle-même très faible, un comble pour celle qui est normalement le personnage principal, on l'effleure à peine et semble plus subir les événements qu'autre chose. Et la scène d'action, autant bad-ass qu'elle soit, n'apporte aucun souffle au titre, et tombe un peu à plat. Reste des scènes bien gores, mais on nous avait prévenu, ce titre lorgne vers le genre horrifique, il semble même en avoir pris l'habitude de réinterpréter la mythologie selon son bon plaisir (comme dans les films de Ray Harryhausen). Si ce côté est exploité, il se pourrait qu'on tienne une superbe idée pour redynamiser l'Amazone.



Une guerrière née

Après, Brian Azzarello n'est pas le seul à la barre de ce titre, il est en effet accompagné par Cliff Chiang. Celui-ci a un style assez particulier, qu'on retrouve peu chez DC. Il livre ici des dessins à la fois épurés et torturés, collant parfaitement au style du récit. S'ajoute à cela une palette de couleurs, créée par Matthew Wilson, qui elles aussi sont parfaitement adaptés à l'histoire et au style de Chiang. Reste le problème principal, de la partie graphique et de ce numéro en général. Cliff Chiang habituellement si fort sur ses pin-ups semble sur plusieurs pages complétement à la rue, multipliant les erreurs anatomiques, des prises de vue très banales et un découpage totalement anti-dynamique. On préfère se dire que la pression ajoutée au fait qu'il n'a pas encore pris ses marques sur le titre fait que ce premier numéro n'est pas à la hauteur de son talent, et qu'il se reprendra par la suite. Reste qu'il sait très bien représenter les jets d'hémoglobines, un plus pour cette série.



Un numéro qui promet donc de très belles choses pour l'avenir, mais qui en soit ne risque pas d'être le meilleur épisode de la série. Heureusement, Brian Azzarello sait maîtriser les dialogues, ce fait l'intérêt de ce titre. Mais le principal problème vient du dessinateur Cliff Chiang, qui n'est pas totalement en dehors du coup, mais quand on connaît son talent, il est évident qu'il n'est pas à la hauteur de lui-même.

Alfro
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