
Quel avenir pour les productions DC Studios au cinéma ? Au sortir de cette seconde année d'activité sur tous les supports, l'enseigne gouvernée par James Gunn et Peter Safran aura de quoi présenter un bilan relativement complet. Avec le film Supergirl, l'entreprise a déjà pu constater de la difficulté d'exploiter les figures secondaires de son catalogue (avec des guillemets, forcément). Dans la foulée, la série Lanterns se sera manifestée comme une franche réussite du point de vue de l'audimat, confirmation de la bonne relance de cette franchise, enfin débarrassée de la malédiction d'autrefois. Mais un autre secteur méritait encore d'être testé : celui du cinéma de genre, obsession personnelle de l'une des deux têtes pensantes du studio.
Les équipes du site BoxOfficePro, observateurs suffisamment fiables pour mériter d'être pris au sérieux, ont formulé leurs estimations pour le lancement du film Clayface de James Watkins. Selon ces spécialistes du marché du cinéma en Amérique du Nord, le projet serait parti pour une démarrage relativement poussif, avec une courbe chiffrée autour des 25 ou 33 millions de dollars sur le premier weekend d'exploitation au niveau du box office domestique (Etats-Unis et Canada). Un lancement relativement correct, en somme, pour un film dont le budget de production ne devrait pas excéder les 40 millions de dollars tout rond. Du côté de la campagne publicitaire, les chiffres n'ont pas été communiqués, mais par tradition, on estime généralement que les studios ajoutent l'équivalent de 50% du montant nécessaire pour tourner le film au moment de développer le plan promotionnel.
Sur le papier, ceci signifierait donc que l'enveloppe totale autour du Clayface serait proche des 60 millions de dollars. L'adaptation de l'histoire de Gueule d'Argile aurait donc théoriquement besoin d'un minimum de 120 millions de dollars de recette au box office mondial pour atteindre son point d'équilibre, sauf cas particuliers éventuels (placements de produits, partenariats publicitaires, etc). Avec un lancement de 33 millions aux Etats-Unis pour le premier weekend, et les chiffres du marché international, le film de James Watkins serait potentiellement en bonne voie pour rentrer dans ses frais sur un espace de trois ou quatre semaines. Avec la frénésie traditionnelle pour le cinéma d'horreur que l'on associe généralement au mois d'octobre et aux fêtes d'Halloween, cet objectif reste faisable. Néanmoins, le revers de la médaille : tout l'attrait des grands studios pour les films de genre repose généralement sur l'équation "petites dépenses/gros bénéfices".
Si Clayface devait seulement finir par se rembourser, sans coup d'éclat ou profits records, cette solution mafique (qui avait bien fonctionné pour le film Joker de Todd Phillips dans un tout autre répertoire) ne se serait pas vérifiée dans la concrétude des faits.
Clayface est attendu pour le 21 octobre 2026.




