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Guardians of the Galaxy : vers l'infini et au-delà

Guardians of the Galaxy : vers l'infini et au-delà

chronique

Précédemment dans notre Countdown To Infinity War :

• Iron Man : point de départ ou point de non retour ?
• The Incredible Hulk : un mal pour un bien ? 
• Iron Man 2 : première défaite du modèle ?
• Thor : le marteau et l'enclume ?
• Captain America - First Avenger : méta pour les bonnes raisons
• Avengers : Vers l'Infini et au-delà
• Iron Man 3 : le premier film d'auteur de Marvel Studios
• Thor : The Dark World et la crise d'adolescence du Marvel Cinematic Universe
• Captain America : Winter Soldier, illusions désassemblées


Avec les gemmes de l'infini ancrées dans l'arc narratif de Marvel Studios depuis la scène post-générique de Captain America : First Avenger, le regard de Kevin Feige a toujours été porté vers les étoiles. Si les deux épisodes de Thor et l'implication de Thanos dans l'attaque de New York d'Avengers sont les premiers aperçus d'un univers beaucoup plus vaste qui s'étend au-delà de la Terre, il faudra cependant attendre Guardians of the Galaxy pour avoir une première véritable plongée dans l'univers cosmique de Marvel.



Le projet trotte d'ailleurs dans la tête de Kevin Feige dès 2009 (alors qu'Iron Man 2 n'est même pas encore en salles) qui glisse qu'une adaptation, sur les écrans, de l'équipe cosmique de Marvel pourrait être possible, telle une bouteille dans l'espace. L'intérêt est double pour le bonhomme, il peut ainsi sacraliser les attentes des amatrices et amateurs de comics mais aussi s'offrir une chance de tester l'attention du grand public, élément évident indispensable à la pérennisation de l'entreprise Marvel Studios, déjà en pleine révolution dans la création de son univers connecté. L'idée est alors de profiter de la menace que représente le Titan Fou pour dévoiler aux spectateurs un univers beaucoup plus vaste au-delà des héros "classiques", et que beaucoup ne soupçonnent pas encore.

Pour réaliser une telle prouesse dans ce projet qui a tout de même un arrière-goût rock'n'roll par son approche assez inédite et finalement risquée, Kevin Feige confie les clés du Milano à un réalisateur toujours unique parmi la brochette de talents du studio, James Gunn. Bercé dans la contre-culture dès son plus jeune âge, l'américain pioche dans le trash, le gore ou la pornographie au cours de sa carrière et voit ici l'opportunité de s'attaquer à nouveau, après son génial Super, au genre super-héroïque avec une approche nouvelle. Kevin Feige mise beaucoup sur le projet mais James Gunn aussi, qui a maintenant pour défi de créer de toutes pièces, à la manière de Rocket, les confins inexplorés de la galaxie Marvel, toujours peu familiers après les maigres Thor et Thor : The Dark World. Le troisième épisode des aventures du Dieu du Tonnerre se verra d'ailleurs profondément marqué par le passage de Star Lord dans les salles puisque Ragnarok puisera clairement sa réinvention dans le travail de Gunn.



Pour imposer sa vision, le réalisateur puise habillement dans la mémoire culturelle collective de ses spectateurs avec des références marquées à des classiques de l'aventure comme Star Wars et Indiana Jones avec, notamment, la deuxième scène d'introduction qui catalyse les qualités du bonhomme. Visuellement, il impose un style démarqué du reste des productions du studio, joue sur l'humour naturel d'un Chris Pratt pas encore trop fatigué de devoir courir après des dinosaures et le tout sous fond de Come and Get Your Love de Redbone. Jouant avec des titres des années 70 tout au long de l'intrigue, le sosie officiel de Republ33k (et/ou inversement) impose un rythme à son film qui gratte à nouveau sur la corde nostalgie de son public et ainsi rend son univers plus familier. Après tout, la famille est le thème principal de son aventure.

Dès les premières scènes, notre cher Peter Quill se voit arraché des siens, du décès de sa mère à son départ "forcé" de la planète Terre par Yondu. Heureusement, notre héros va se former une nouvelle tribu avec d'autres a-holes, eux aussi orphelins. Une invitation pour les spectateurs de tendre les bras à l'univers cosmique de Marvel. On notera que ce thème sera aussi exploité de l'autre côté de la caméra avec la présence au casting de Sean Gunn, en Kraglin Obfonteri, qui servira aussi pour la motion capture de Rocket mais aussi Thanos. We are Groot et ça fait plaisir.



Avec son humour parfois irrévérencieux et acerbe, Guardians of the Galaxy reste tout de même assez unique dans la filmographie de Marvel Studios et la nouvelle équipe de space cowboys réussit à s'imposer comme l'équivalent de l'espace des Avengers. Malheureusement, la comparaison est aussi synonyme de défauts puisque le film ne réussit pas s'extirper de la malédiction du MCU liée à ses antagonistes peu charismatiques, avec ici Ronan pourtant interprété par un Lee Pace charismatique malgré le maquillage. Le film veut tout de même s'imposer comme un chapitre incontournable du MCU par la présence d'un Thanos absent depuis Avengers mais aussi l'introduction d'une nouvelle gemme de l'infini, celle du pouvoir, qui permettra de glisser la présence notable des Celestials pour une potentielle menace future... Qui sait ?

Car finalement, le pari est réussi pour Kevin Feige lors de la sortie du film en 2014 qui arrête sa course au box office à plus de 700 millions de dollars. James Gunn devient d'ailleurs un personnage de premier plan pour la branche cinéma de la Maison des Idées en participant grandement à l'ouverture de l'univers cosmique de l'univers. En effet, le véritable impact du film commence à se faire ressentir depuis l'année dernière avec Guardians of the Galaxy Vol. 2 (obviously), Thor : Ragnarok mais aussi dès le mois prochain avec la sortie d'Avengers : Infinity War, qui verra les Gardiens défendre la Terre. Et les liens vers l'univers cosmique vont continuer d'ailleurs de s'étendre dans les prochaines années avec la première aventure solo de Carol Danvers dans Captain Marvel, Gardians of the Galaxy Vol. 3 et les autres projets que nous concocte James Gunn. Un film Stakar Ogord avec Sylvester Stallone, s'il-vous plait.

AlexLeCoq
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