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Le Hollywood Reporter rapporte de nouvelles données sur le partenariat Marvel/Netflix et l'annulation des séries

Le Hollywood Reporter rapporte de nouvelles données sur le partenariat Marvel/Netflix et l'annulation des séries

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Feuilleton de ces derniers mois, le désaccord entre Marvel et Netflix se sera soldé par un adieu définitif dans la journée d'hier, après que le diffuseur ait annoncé sa décision de mettre fin aux deux dernières séries de l'univers Defenders, Jessica Jones et The Punisher. Beaucoup de choses auront été dites sur l'audience de certains de ses programmes, d'autres auront été supposées sur les intentions de cette annulation - alors que tout le monde cherche à comprendre, comme après chaque hécatombe, ce qui a bien pu se passer. 

Pour rappel, s'il apparaît que Netflix est bien le premier décisionnaire de ces annulations en rafale, la première cause (la plus évidente) émane de la direction prise récemment par Disney dans le lancement de son propre service de streaming dans un mouvement général des pontes de l'industrie où chacun espère posséder sa propre plateforme. 

Dans un éditorial récent, le Hollywood Reporter revient sur cette fragmentation des propriétés intellectuelles, à présent que Warner, Comcast et peut-être même Sony, travaillent à proposer des services propriétaires pour faire concurrence à Netflix. L'article revient en outre sur une vérité que l'on oublie souvent et qui fait en toute logique partie des données de l'équation : à l'image du partenariat qui aura lié la Fox à Marvel pendant des années, Netflix payait un droit d'utilisation régulier pour le déploiement des séries Defenders.

Ces montants, pas du tout anecdotiques dans certains cas (on se souvient que Sony Pictures devrait verser dans les 30 millions à Marvel pour chaque film Spider-Man dans leur accord de licencing) se sont empilés sur une saga de rebondissements compliqués du côté de Netflix. Les séries Daredevil ou Iron Fist auront par exemple changé de showrunner à chaque saison, l'une passant de Steven DeKnight à Doug Petrie et Marco Ramirez avant d'accueillir récemment Erik Oleson, l'autre remplaçant Scott Buck pour la première saison des aventures de Danny Rand par Raven Metzer pour la seconde.

Si chacun pourra tirer ses propres conclusions sur ce turn over perpétuel, le Hollywood Reporter nous apprend que, dans la même lignée, le showrunner de Luke Cage, Cheo Hodari Coker, avait signé un contrat d'exclusivité avec Amazon deux mois avant l'annulation de la série (personne n'aurait apparemment prévenu le pauvre Mike Colter). Melissa Rosenberg, responsable de Jessica Jones, avait aussi donné sa lettre de démission après le tournage de la troisième saison.

L'article explique par ailleurs que si Netflix a choisi d'annuler publiquement l'adaptation menée par Krysten Ritter avant d'avoir diffusé cette saison 3, l'idée était justement de laisser aux actrices, acteurs et équipes techniques la possibilité de se mettre plus rapidement sur le marché de l'emploi. Maintenant que Jessica Jones est annulée, il est probable que certains de ses interprètes soient courtisés par d'autres chaînes pour d'autres séries, et le diffuseur choisit, en leur rendant leur liberté plus tôt que prévu, de leur faciliter la tâche puisque la "saison des pilotes" s'ouvrira bientôt. Et avec elle, un grand mercato annuel pour les nouvelles créations de séries. Colter a de son côté déjà trouvé une maison d'accueil, avec Evil sur CBS.

Cette information met un peu de lumière sur le cas particulier de Jessica Jones, mais aussi de Luke Cage. Avec un "partenaire" qui aura commencé à retirer les films Marvel de la grille Netflix, des droits d'utilisations coûteux et une incapacité à garder ses équipes, le choix d'annuler les séries Defenders se présente finalement comme la conclusion logique d'un marché du divertissement en pleine transition.

En parallèle, on rappelle que de récentes études ont démontré que le consommateur moyen ne serait pas prêt à mettre plus de 16 dollars par mois pour sa dose de streaming, et que si tout le monde cherche à imiter le succès affolant de Netflix, une partie de cette réussite s'explique justement par l'accès à un vaste catalogue centralisé. Qui sait si, demain, tout le monde aura envie de s'abonner à un service excluant - à titre d'exemple, la série Friends qui reste la plus regardée en France en 2018 sur Netflix est un produit Warner. A voir si ces méthodes court-termistes donneront raison aux majors - en attendant, seuls les fans sont perdants.

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Corentin
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