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Amazing Spider-Man #652-654, la review!

Amazing Spider-Man #652-654, la review!

ReviewMarvel
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Notre note

Avant de commencer cette review, une petite remarque pour les lecteurs occasionnels des aventures du tisseur : bien que le story arc « Revenge Of The Spider-Slayer » ne s’étende que sur trois numéros d’Amazing Spider-Man (652 à 654), il est souhaitable d’avoir lu le #651 car il contient un back-up qui sert de prologue. La lire permet de ne pas avoir l’impression de prendre le train en marche au #652.

            Ceci étant dit, intéressons nous maintenant au dernier story arc en date de Dan Slott, accompagné pour l’occasion du dessinateur Stefano Caselli, dernièrement vu sur Secret Warriors et avant ça sur Avengers : The Initiative (où il avait déjà collaboré avec Slott).

            Membre depuis le début de l’ère « Brand New Day » du collectif d’auteurs présidant à la destinée de Spidey, Dan Slott est depuis peu le seul scénariste de la série, suite à un changement dans la politique éditoriale. Pour « Revenge Of The Spider-Slayer », deuxième story arc de cette nouvelle phase des aventures du tisseur, l’auteur choisit de mettre en scène un vilain quelque peu oublié, j’ai nommé Alistair Smythe. On saluera pour l’occasion l’existence d’une page récapitulative au début du comic qui permet de se rappeler (ou de découvrir) qui est cet obscur personnage. On assiste aussi au retour de Mac Gargan dans le rôle du Scorpion après sa pige en tant que Venom. Nos deux compères veulent encore une fois se venger de Jonah Jameson, qu’ils estiment responsable de leurs malheurs (Jonah est à l’origine de la création du Scorpion et indirectement lié à la mort du père de Smythe qui construisait des Spider-Slayers pour lui, pour plus d’infos je vous renvoie au site Marvel.com). Autant dire que cette histoire de vengeance a un petit côté déjà lu, même si pour le coup ce sont les proches de Jonah qui sont visés pour l’atteindre. La nouveauté réside surtout dans le fait que Smythe s’est pour l’occasion créé sa petite armée de super vilains insectoïdes en donnant des pouvoirs à d’autres « victimes » de Jameson.

Malheureusement le scenario proprement dit, construit pour l’essentiel sur le modèle de la course poursuite, manque cruellement de rebondissements et de dynamisme. On ne ressent à aucun moment de sentiment d’urgence, malgré de louables efforts de la part de Caselli en matière de mise en page avec des variations fréquentes dans la taille et la forme des cases.

De la même manière le final, qui se veut dramatique, tombe un peu à plat et fait plus gratuitement sensationnaliste qu’autre chose. Encore une fois Caselli essaie de sauver les meubles et y réussit même partiellement. Il est en cela bien aidé par les couleurs de Marte Garcia qui s’inspire dans les ultimes pages de la technique employée par Richard Isanove notamment sur « Origins ».

L’histoire souffre aussi de gros problèmes dans sa construction, le plus flagrant étant une intervention déterminante de Docteur Octopus dans le #652, alors que le personnage n’a rien à voir avec le reste des évènements et ne réapparait plus par la suite. De même le nouveau « scorpion sense » de Gargan et du reste de ses alliés est moins un atout qu’une ficelle scénaristique permettant paradoxalement à Spidey de triompher.

Enfin Slott est très inégal dans sa maitrise des divers personnages. Son Peter Parker est très bon et son Spidey plutôt drôle. Il y a dans le #651 un bel effort pour développer Mary Jane en tant que meilleure amie de Peter (rôle qu’elle n’a plus occupé depuis bien longtemps). Le Scorpion aussi bénéficie d’un intellect revu à la hausse et sort un peu de son rôle de brute au front bas. Enfin, juste un peu. Max Modell (le nouveau patron de Peter et génie de son état), Marla Jameson et Robbie Robertson ont chacun leur moment de gloire.

D’autres personnages s’avèrent ectoplasmiques, à commencer par les membres de l’armée d’insectes de Smythe. Leur background est si pauvre qu’on n’arrive jamais à les considérer autrement que comme de la chair à canon sans intérêt.

Smythe lui-même est aussi raté. Ses monologues grandiloquents sonnent faux et lassent. Déjà que sa motivation était on ne peut plus basique…

Cependant le pire s’avère être Jonah Jameson. Certes il a toujours été un barbon caractériel mais là on tombe en pleine caricature. Il est si grotesque tout au long de l’histoire qu’il agace plus qu’il ne fait sourire et perd toute crédibilité quand il retrouve son sérieux lors de la fameuse scène finale.

En bref, Slott se loupe complètement en nous proposant un scenario bien en deçà de ce à quoi il nous avait habitués.

Heureusement Stefano Caselli s’en sort beaucoup mieux au dessin même si là encore tout n’est pas parfait. L’artiste italien intègre l’équipe de trois dessinateurs en charge de la série, rejoignant Humberto Ramos et Marcos Martin. Son style, globalement réaliste mais avec un petit côté cartoon au niveau des expressions faciales, très prononcées, correspond bien au ton de la série qui s’efforce de mêler humour et moments plus sérieux. J’ai déjà loué ses mises en page, originales mais toujours parfaitement lisibles en dépit de pages parfois très chargées. Spider-Man est bien fait, ses poses sont acrobatiques et dynamiques, retranscrivant bien la vivacité et l’agilité du héros.

Personnellement j’ai juste un petit problème avec le masque, qui laisse trop deviner les contours du visage. Les yeux qui se plissent ou s’écarquillent je n’ai rien contre mais le nez, les oreilles ou l’arcade sourcilière devraient être moins prononcés. Les autres personnages principaux sont aussi réussis et dotés de visages bien reconnaissables. Seule Carlie Cooper (la petite amie de Peter) a un minois un peu passe partout, mais c’est toujours plus ou moins le cas quel que soit le dessinateur.

En revanche Caselli a plus de mal avec les Avengers, qui jouent les guest stars. Si la Chose, Ms Marvel ou Mockingbird sont réussis, Cage devrait avoir des pupilles et Iron Fist être moins baraqué. Enfin s’il est sympathique d’assister au retour de Jewel (Jessica Jones) en costume, on ne peut qu’espérer qu’elle en changera pour la série New Avengers.

Le character design s’avère d’ailleurs être la grande faiblesse de l’italien. Son Scorpion est certes réussi mais il est bien le seul. Smythe semble évadé d’un épisode des Power Rangers (ou d’un autre sentai, vous voyez l’idée) et son armée d’insectoïdes est à l’avenant. Dommage.

Au final donc malgré des dessins globalement convaincants, « Revenge Of The Spider-Slayer » s’avère être un raté, la faute à un scénario indigent. Cependant tout espoir n’est pas perdu pour la série, Dan Slott ayant déjà plusieurs fois montré qu’il était capable de bien mieux que ça.

Les plus : Le dessin

                  Peter Parker

                  Quelques répliques marrantes

Les moins : Le scenario

                     Jonah Jameson

                     Le design des vilains

Scenario : 2/5

Dessin : 3,5/5

Globale : 2,5/5 (que vous pouvez monter à 3 si vous êtes plus sensibles au dessin qu’à l’histoire)

Jeffzewanderer
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