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Love and Rockets : La review

Love and Rockets : La review

ReviewDelcourt
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Notre note

Si je devais résumer Love and Rockets pour vous en vanter les principaux atouts, je dirais que le (ou plutôt les) comics des frères Hernandez se trouvent être parmi ceux qui se rapprochent le plus de la BD Franco Belge, mais c’est surtout l’une des œuvres les plus emblématiques de toute l’histoire de la bande américaine indépendante avec celles d’Harvey Pekar (American Splendor) et Robert Crumb (Frittz the Cat) pour ne citer qu’elles.

 

1992, Afrique du Sud. Neuf bandes dessinées pour adultes sont passées au crible par la Direction des Publications, conduisant à une interdiction nationale des ventes sur quatre d’entres elles. Love and Rockets en fait partie.
En effet, ce comics qui a commencé sa publication en 1982, est souvent considéré comme l'un des fers de lance des BD alternatives (ou dites Underground) représentatives des années 1980. Voici comment la Direction des Publications justifia cette censure :
« Le fait de montrer la nudité masculine et féminine comprenant les seins et le pubis, ainsi que des couples dans des positions sexuelles explicites. Cela ne conduit cependant pas à un constat d'inopportunité. Les facteurs aggravants au regard de la large audience et du public auxquelles ces bandes dessinées sont destinées, sont portées sur les relations extra-conjugales dont il ne semble y avoir absolument aucun fondement. »
C’est peut être pour ça que j’aime autant Love and Rockets, c’est tout simplement parce cette BD nous parle de choses qui nous interpellent : Des relations humaines, de notre culture et de notre histoire, de famille, d’amour…

 

Il faut savoir que ce comic-book est composé de deux séries différentes et bien distinctes, chacune écrite et dessinée par l’un des deux frères Hernandez :

-          Jaime Hernandez pour Locas qui raconte l’histoire de Maggie, Hopey et tous leurs amis

-          Gilbert Hernandez dont l’œuvre Palomar est une épopée sociale à la fois réaliste et sensible, influencée par la culture latino-américaine et ses clichés.

Alors par où commencer me demanderez-vous ? Et bien peu importe ! Commencez à feuilleter les pages de chaque titre, peut être serez-vous d’abord séduits par le dessin de Jaime, plus incisif que celui de son frère, et par son style plus léger aussi notamment grâce aux pétages de plombs de Hopey face à Maggie l’éternelle insatisfaite. Gilbert s’impose par contre comme le  Gabriel García Márquez de la bande dessinée avec ses personnages hauts en couleur dont la figure de proue se nomme Luba.

Ce qui réunit aussi ces deux auteurs, c’est l’amour qu’ils portent pour leurs personnages, dans des œuvres où les femmes sont à la fois fortes et complexes.

 

Et ce qui est extraordinaire, c’est de voir que les protagonistes vieillissent avec nous, Maggie en est l’exemple le plus flagrant, et elle est d’autant plus craquante avec ses kilos en trop.

Et comme j’aime beaucoup cette série, et qu’elle fait partie de mes comics préférés, je vous invite aussi à lire un autre article que j’avais écrit il n’y a pas si longtemps 

 

 

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