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Scarlett Johansson et Disney trouvent un terrain d'entente autour de Black Widow (pour 40 millions)

Scarlett Johansson et Disney trouvent un terrain d'entente autour de Black Widow (pour 40 millions)

NewsCinéma

Un nouvel octogone prometteur qui tombe à l'eau. Au sortir de quelques semaines de conflit ouvert, Disney et Scarlett Johansson s'accordent pour abandonner le procès Black Widow. Tout récemment, la justice annonçait la tenue d'une première audience publique en mars prochain, et qui n'aura finalement pas lieu. Sans surprises, l'accord va dans le sens de la vedette du film de Marvel Studios, qui aurait reçu selon les sources de Deadline un chèque imposant de 40 millions de dollars en échange de la promesse de ne pas poursuivre son action en justice.

Truth, Justice, en résumé, The American Way

A l'origine du conflit entre Johansson et Disney, la décision du studio de sortir le film Black Widow sur la plateforme Disney+ en parallèle du réseau de distribution traditionnel (dans les salles de cinéma) aurait posé problème à la vedette. Le contrat signé au départ ne mentionnait pas de provision particulière sur ce genre de situations de sortie sur deux canaux concurrents en simultanée, et Johansson, intéressée sur les entrées en salles en tant que productrice exécutive de Black Widow, estimait avoir perdu la somme de 100 millions dans l'opération. La comédienne déposait une plainte formelle devant la Cour Supérieure de Los Angeles en juillet dernier, pour rupture de contrat.
 
Les semaines qui suivirent cette action en justice furent l'occasion d'un pugilat médiatique entre les représentants des deux parties : l'équipe de Disney accusera d'abord Johansson de manquer de considération pour les victimes de la pandémie, tandis que les avocats de l'actrice évoqueront un cas flagrant de sexisme au sein d'une industrie dominée par les producteurs masculins. L'empoignade finira par décélérer lorsque, il y a quelques jours, Bob Chapek, président du groupe, évoquait l'affaire à mots couverts en expliquant que le studio allait compenser les différents partenaires intéressés sur les entrées en salles à coups de chèques significatifs. Une première main tendue, ou un aveu de faiblesse de la part d'un studio qui n'avait effectivement pas demandé l'avis de ses collaborateurs avant de bifurquer vers la stratégie du tout-dématérialisé et doit aujourd'hui dédommager tout un tas de gens.
 
En suivant l'habituelle courbe rhétorique de ce genre de situations, Johansson et Disney publiaient chacun un communiqué de presse élogieux en se félicitant d'avoir résolu le conflit en bonne intelligence, et en se disant l'une et l'autre fiers de leur travail au commun au sein des productions Marvel Studios de ces dix dernières années. 
 
"Je suis heureuse d'avoir résolu mes divergences avec le groupe Disney. Je suis aussi incroyablement fière du travail que nous avons accompli ensemble pendant toutes ces années, et ai beaucoup apprécié la relation créative au sein de cette équipe. J'ai maintenant hâte de poursuivre ce partenariat pour les prochaines années.
 
Une hypocrisie qui ira même jusqu'à agacer la rédaction de Deadline, ou les nombreux spectateurs qui espéraient que Disney se fasse enfin débouter en justice à force de dégainer trop souvent la carte de l'avocat. Sur le papier, l'entreprise reste perdante dans l'opération, en sortant le carnet de chèque pour échapper au courroux des lois américaines, mais cette résolution permettra peut-être au groupe d'emballer l'affaire dans un joli mensonge de main tendue et de tempérance - en gros "on a compris, voilà du blé, vous voyez on n'est pas si méchants".
 
Dans la foulée de l'affaire, Disney confirmait au passage avoir remis sur les rails l'adaptation au cinéma de l'attraction Tower of Terror, avec Scarlett Johansson dans le rôle principal. Le cachet de la vedette ou les conditions de ce nouveau contrat devraient aussi faire partie des "bonus" du procès - les chèques de plusieurs millions de dollars ont cet aspect magique de mettre tout le monde d'accord, même lorsque les gens se détestent. A se demander pourquoi on ne s'en sert pas plus souvent dans la vie de tous les jours.
 
Corentin
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