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Le nouvel éditeur AHOY Comics se lance sur le marché

Le nouvel éditeur AHOY Comics se lance sur le marché

NewsIndé

L'industrie du comics n'est pas aussi mouvante que celle des studios de cinéma. Rares sont les initiatives isolées pour rejoindre un marché déjà riche de nombreux acteurs, mais, périodiquement, on retrouve quelques aventuriers prêts à tenter l'aventure de publier leurs propres récits à l'ombre des majors. L'un des derniers en date étant AfterShock il y a trois ans.

Aujourd'hui, l'éditeur AHOY se lance à son tour. Cette compagnie, fondée par le journaliste du New York Times Hart Seeley, les deux co-fondateurs de l'imprint Vertigo Tom Peyer et Stuart Moore et le chief creative officer Frank Cammuso, se concentrera sur un format de comic book magazines. Une sorte de rencontre entre une parution classique et un format à la MAD ou Heavy Metal, enrichi d'histoires courtes en séquentiel ou en prose. Le line-up des auteurs et des premiers titres est annoncé dans la foulée.
 
Côté comics, on retrouvera 
  • The Wrong Earth, une mini-série en six numéros par Tom Peyer et Jamal Igle, un récit inspiré par un concept simple : et si le Bruce et Batman '66 et celui de Miller échangeaient leur place, en se retrouvant chacun sur la Terre de l'autre ? Directement inspiré par les séries DC, cette série verra le Dragonflyman et son sidekick Stinger de la Terre Alpha, un monde sympathique et sans réel danger, se retrouver à la place du Dragonflyman de Terre Omega où les criminels sont légion et où les rues sont sans loi. Pour correspondre au format du magazine, on retrouvera également un récit en prose de Grant Morrison baptisé 'Hud' Hornet's Holiday in Hell avec des illustrations de Rob Steen, un petit cartoon par Shannon Wheeler et une histoire courte au format comics par Paul Constant et Frank Camuso dans le style du Golden Age avec le jeune Stinger pour un héros. Sortie le 12 septembre, 40 pages pour 3,99 dollars.
  • High Heaven, une mini en cinq de Tom Peyer et Greg Scott. L'histoire d'un type qui n'aime rien et, au moment de sa mort, se retrouvé envoyé au paradis. Là bas, tout est selon lui nul ou sans intérêt, il passera son temps à critiquer l'éternité de quiétude et de repos angélique, jusqu'à attirer l'attention de la direction des lieux qui en auront assez de l'entendre se plaindre. Peyer signe aussi le back-up baptisé A Hashtag Danger avec Giarusso, Shannon Wheeler signe encore une fois le cartoon du numéro, et Grant Morrison signe encore une fois également le récit en prose qui accompagne le numéro, FESTIVE FUNTIMES AT THE NEW WORLD’S FAIR, avec les illustrations de l'artists Rick Geary. Sortie le 26 septembre, 40 pages pour 3,99 dollars.
  • Captain Ginger, une mini en quatre de Stuart Moore et June Brigman. Le récit présente un équipage de vaisseau façon Entreprise avec l'originalité d'être piloté par des chats. Il ne s'agit pas d'un récit traditionnel d'animaux anthropomorphes mais bien d'un monde où les chats ont évolué suffisamment pour devenir intelligents et construire des vaisseaux spatiaux, tout en ne renonçant pas à leurs premiers instincts. Shannon Wheeler au cartoon et Grant Morrison à la prose, pour THE ELECTRIC SKY BEAR THAT INSPIRED BEN FRANKLIN, illustré par Phil Hester. Ce numéro là fera quarante huit pages et continuera de coûter 3,99 dollars.
  • Et enfin, Allan Poe's Snifter of Terror, une version parodique décrite comme "alcoolisée" des écrits de l'auteur indispensable au fantastique et au genre de l'horreur. Le format sera anthologique (forcément) avec plusieurs histoires par numéro. On y retrouvera Tom Peyer et Fred Harper pour The Facts in The Case of M. Valdemar, puis Mark Russel et Peter Snejbjerg sur Dark Chocolate. A la prose, Hunt Emerson donnera sa vision du Chat Noir de Poe, et pour changer, on retrouvera également un poème de Cienna Madrid illustré par Carly Wright. Sortie le 31 octobre, 40 pages pour 3,99 dollars.
Un premier panel de titres enrichi de contenus extra-comics sans que le prix ne grossisse en conséquence (ce qui peut aussi vouloir dire que la marge des auteurs est mince, et que l'entreprise est d'autant plus risquée). On reconnaît dans certains de ces titres l'origine Vertigo de ses fondateurs. 
 
Les fans de Mark Russel seront ravis de le retrouver ici (et sur des numéros à venir on imagine) et ceux qui continuent de se taper les éditoriaux de Morrison au début de son propre magazine seront contents de le retrouver dans une parution qui contient enfin un peu de comics. Pour le reste, il faudra attendre de juger la qualité de tout ça à la rentrée prochaine.
 

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Corentin
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