Home Brèves News Reviews Previews Dossiers Podcasts Interviews WebTV chroniques
ConnexionInscription
Top 5 : les meilleures histoires du Punisher

Top 5 : les meilleures histoires du Punisher

DossierMarvel

Frank Castle fait son retour en (et avec des) grandes pompes vendredi prochain avec la saison 2 de Daredevil qui le réintroduit sur les écrans, pour la première fois chez Marvel Studios. Le Punisher n'en est pas à son coup d'essai sur un autre média puisqu'il compte déjà trois tentatives de films, toutes plus ou moins à côté de la cible et de la retranscription d'un univers urbain noir et nihiliste longuement dépeint durant toute son histoire en Comics. Parce que des comics, il y en a eu, et pas qu'un peu ! 

Lire (et écouter aussi) : Notre interview de Jon Bernthal

On compte aujourd'hui dix volumes pour le seul titre The Punisher (avec ou sans l'article défini), trois War Zone et deux War Journal pour les principaux spin-off et des dizaines  de mini-séries, épisodes one-shot et graphics novels sur l'ex-Marine. De nombreux auteurs se sont essayé à cet épineux et controversé personnage d'un univers Marvel plus sombre et plus adulte qu'en apparence. Un personnage qui a également permis à bon nombre d'auteurs de toucher au super-héros tout en gardant une distance inhérente à ce militaire un peu particulier, impliquant par conséquent des thèmes potentiellement plus intéressants à creuser qu'avec ses collègues en collants. 

Retour sur les meilleures pages de la vie du Punisher en comics avec un Top 5 de ce que nous avons jugé (tout à fait modestement et subjectivement) comme ses histoires incontournables. 

1. #5 : Punisher (v.10) | Nathan Edmondson
Chapitre 1

#5 : Punisher (v.10) | Nathan Edmondson

À l’occasion d’All New All Different Marvel, une des énièmes refontes éditoriales du catalogue de l'éditeur, Marvel confie le dernier titre du Punisher en date au jeune Nathan Edmondson. Le scénariste s’est déjà illustré chez Image avec The Activity, titre militaire abordant l'évolution des conflits modernes, défigurés par les (r)évolutions technologiques. Une vision originale, qui fait preuve d’un travail de recherche assez remarquable sur les tactiques militaires et les enjeux des conflits qui font rage à travers le monde.

Concernant sa série Punisher, co-créée avec son compère Mitch Gerads, on retrouve un titre ancré dans un réalisme et dans une époque, la nôtre, amenant une nouvelle imagerie à l'univers du personnage, plus proche d'un Call of Duty ou d'une esthétique que l'on retrouve dans Breaking Bad pour ne citer que les exemples les plus populaires. Une approche qui colle parfaitement à la dimension para-militaire de Frank Castle, Edmondson ayant compris tout l'intérêt de faire évoluer celle-ci, profitant du statut de soldat ultime de son protagoniste. 

En arrivant sur le titre, l’auteur en profite pour faire déménager Castle sur la côte ouest. Une arrivée à Los Angeles qui se lave les mains de la filiation avec tout son passif autour de la mafia et des différentes familles bien marquées de la pègre new-yorkaise. Les buildings laissent place à d’immenses étendues désertes, les mafieux étant remplacés à la volée par des cartels bien déterminés. la quête de vengeance, normalement moteur des agissements du Punisher, passe ainsi au second plan. Le bonhomme semble un peu plus serein, malgré le fait qu'il ne boudera jamais son plaisir en éliminant les criminels de sa (nouvelle) ville. 



Frank gagne par conséquent une dimension plus humaine, une morale plus lisse mais également de nouvelles attaches émotionnelles qui s'imposent dans sa nouvelle vie. Il recueillera un coyote qu’il nourrit de saucisses (!) et ira même jusqu’à fréquenter régulièrement un café (n’est-ce pas Jon?), à se lier d'amitié avec une policière etc. On est loin de la période complètement isolée et parano de l’anti-héros, mais l'approche n'en reste pas moins intéressante.

Nathan Edmondson n’hésite également pas à réutiliser des méchants récemment mis de côté, comme Electro, pour amener un peu plus de difficulté à un Punisher en mode padre quand il s’agit de tirer au RPG sur des dealers. Un pied dans l’univers Marvel, mélangé à une approche réaliste, dont la meilleure application est la nouvelle version des Howling Commandos, une équipe plus black ops ressemblant au crew de The Activity, qui va suivre de prêt les agissements du Punisher.

La série, quelque peu chahutée par l’évènement Secret Wars amenant une fin précipitée, permettait également des épisodes fill-in creusant le passé et les capacités militaires de Frank ou en l’impliquant dans des conflits (inspirés de combats bien réels) qu’il va traverser comme un esprit vengeur qui distribue les punitions ou sur lesquels il va être envoyé comme un commando d'un seul homme.

Une série trop courte mais bourré d’idées modernes laissant imaginer une direction possible (voire probable) quand il s'agira de réfléchir à une série TV solo pour le Punisher. Pour la lire chez nous, il vous faudra prendre le train en marche de la publication kiosque dans le magazine Marvel Saga, avant une hypothétique republication en librairie. On ne manquera pas de glisser à Panini Comics tout le bien que l'on pense de cette excellente série.

Chapitre suivant >#4 : War Journal | Carl Potts & Jim Lee
2. #4 : War Journal | Carl Potts & Jim Lee
Chapitre 2

#4 : War Journal | Carl Potts & Jim Lee

La série créée en 1988 par Carl Potts a cette particularité d’être le tout premier spin-off du Punisher. Elle est publiée en parallèle du volume 2 de la série principale The Punisher, et s’inscrit d’emblée dans une ambiance bien différente de la quête de vengeance. Le ton de la série est plus proche d’un James Bond, avec des enquêtes et de l’infiltration, ne l’empêchant pas de le mettre sur le chemin d’un Wolverine, d’une Black Widow. ou encore d’un Spidey. Différents tons vont se succéder sur le titre, passant du feeling infiltration autour du monde d’un Mike Baron au plus brutal Chuck Dixon, aussi responsable d’un second spin-off en parallèle, War Zone.

 

La série sert également de tremplin pour plusieurs artistes, certains que l'on retrouve aujourd’hui parmi les plus grands. On pourra ainsi admirer Jim Lee sur l’encrage des premières pages de la série, puis aux dessin une fois Wolverine impliqué dans l'histoire au 6ème épisode, lui qui enchainera une petite dizaine de numéros, encrés à l’époque par Klaus Janson. John Romita Jr. signe également les couvertures de ce qui deviendra à posteriori un casting all-star, que l'on vous invite à redécouvrir pour constater toute la fougue du jeune Jim Lee, alors loin du statut de rock star et boss de DC Comics qu'il a aujourd'hui.

Le titre a également été utilisé par Matt Fraction, dans un tout autre contexte, plus super-héroïque, suite à Civil War Frank Castle enfile un costume aux couleurs de Captain America en hommage à Steve Rogers. Si tout les épisodes du premier volume de War Journal ne sont pas du même niveau, on vous conseille les 7 premiers réunis en VF dans l’album Journal de Guerre.

< Chapitre précédent#5 : Punisher (v.10) | Nathan EdmondsonChapitre suivant >#3 : Punisher (v.9) & War Zone (v.3) | Greg Rucka
3. #3 : Punisher (v.9) & War Zone (v.3) | Greg Rucka
Chapitre 3

#3 : Punisher (v.9) & War Zone (v.3) | Greg Rucka

Le scénariste Greg Rucka n’a plus sa réputation à faire. L’auteur de Gotham Central a déjà signé bon nombre de pages cultes de DC Comics et même marqué, en tant que pionnier, la terre vierge des comics indépendants avec Queen & Country. Alors, quand il est appelé par Marvel Comics pour reprendre les aventures de Castle, les lecteurs s’attendent déjà une oeuvre culte. Il faut dire que le run précédent, écrit par Rick Remender, a laissé un souvenir assez inégal avec le concept ô combien original et un tantinet loufoque de Franken-Castle, qui divisera beaucoup les lecteurs.

Retour aux fondamentaux donc pour Rucka qui va insuffler une grosse dose de polar noir et de mélancolie à l’univers de ce cher Frank. Dans un premier numéro quasi muet dessiné par Marco Checchetto, le romancier nous raconte le carnage orchestré dans un mariage de la pègre par le Punisher, tout en construisant un parallèle avec les évènements qui ont touché sa propre famille avant de devenir ce qu'il est, un vengeur à la silhouette de faucheuse. Les bases sont posées en deux temps trois mouvements et Rucka peut enchainer avec intensité et originalité dans une passionnante enquête comme il sait si bien le faire, tout en gardant un pied dans le genre super-héroïque.

Amoureux de personnages féminins forts, comme il a pu en magnifier des dizaines (Batwoman en tête) le scénariste introduit Rachel, personnage au parcours miroir qui va devenir un allié de poids pour un Frank en grande difficulté, passés les premiers numéros. C’est d’ailleurs un élément intéressant du traitement de Greg Rucka, le poids sans concession des blessures qui vont avoir un vrai impact psychologique et physique tout au long du run - Frank arborant un eye-patch en référence délicieuse à ce cher Big Boss. 



L’auteur ne se prive également pas d'utiliser d'autres héros, street ou non, de l’éditeur avec le crossover Omega Effect, mettant ces derniers face à un dilemme moral qui permet à Rucka de traiter à son tour des points de désaccord entre Matt Murdock, Peter Parker et Castle lui-même. Une filiation avec l’univers Marvel qui va même encore plus loin lors de la conclusion de la série, dans une mini-série War Zone qui met Frank face à des Avengers bien décidés à en finir avec le problème que posent les meurtres de leur collègue. Une reprise du concept de Punisher Kills The Marvel Universe, dans une approche moins grotesque, plus sombre et vraisemblable.

Marco Checchetto, qui accompagne Greg Rucka la majeure partie du run, va véritablement marquer le personnage de son style fin et élégant, sa sobriété apportant, par moment, des touches de poésies macabres au genre du polar noir dont il s’inspire.

Cette série, elle aussi, n'a pas été épargnée par les problèmes d’ingérence éditoriale, poussant l’auteur à écourter son run et prendre la porte, se privant d'une saga qui aurait pu prendre une ampleur et une densité incroyable. On se contentera des 21 numéros qu’il signe, publiées une première fois en kiosque dans nos contrées, réédités le mois prochain dans la collection Marvel Deluxe.

< Chapitre précédent#4 : War Journal | Carl Potts & Jim LeeChapitre suivant >#2 : PunisherMAX | Jason Aaron
4. #2 : PunisherMAX | Jason Aaron
Chapitre 4

#2 : PunisherMAX | Jason Aaron

Le Punisher fait partie de ces personnages borderline de Marvel, à tel point que l’éditeur n’hésite pas à isoler certaines histoires du reste de sa continuité « soft ». C’est le cas lorsque Jason Aaron, qui a déjà signé bon nombre d’épisodes de Wolverine, crée PunisherMAX (en écho aux quelques mini-séries du Punisher labellisées Max au début des années 2000) début 2010.

La série se veut alors une suite spirituelle des épisodes de Garth Ennis, eux aussi publiés dans la collection MAX, spécialisée dans ses récit brutaux et sans concessions. Armé de Steve Dillon, artiste ayant également accompagné Ennis pendant des dizaines de numéros cultes (on y revient juste après), le scénariste propose ici une vision ultra violente et crue du Punisher. Ce dernier part en quête de vengeance en essayant d’éliminer le Kingpin, alors homme de main qui grimpe petit à petit les échelons dans la hiérarchie qui régit la pègre new-yorkaise.

La série se déroule sur 22 épisodes, avec une fin aussi brutale que bienvenue qui donne une vraie cohérence à tout ce run. Aaron rythme son récit de remarquable manière, chaque arc amenant son antagoniste classique dans une version revisitée et plus hardcore. Le scénariste offre ainsi une version terrifiante d’un Wilson Fisk prêt à tout les sacrifices pour un peu plus de pouvoir, un Bulleseye d’un sadisme rare cherchant à se mettre dans la peau de Frank pour mieux le comprendre et l’éliminer ainsi qu’une Elektra impitoyable. Des affrontements qui placent l’anti-héros régulièrement en position de faiblesse, expérimenté mais un peu trop jeune pour s'imposer sans trop en baver.

 

L’idée ici est de tisser un fil rouge grâce au passé de Castle, les évènements l’ayant fait plonger dans sa quête vengeresse restent floues et avancent à mesure que le récit se dévoile. Aaron va également marquer son passage sur la psychologie du personnage, plongeant dans les méandres de sa psyché par une multitude de monologues intérieurs du Punisher comme outil pour s’identifier au plus près de l’anti-héros. Une dimension psychologique complexe et riche que l’on retrouve très bien utilisée dans la série de Netflix.

L’effet est de décupler l’aspect malsain et tout simplement fou des méchants revisités, souvent à la limite du mauvais goût avec son humour cradingue qui fait mouche, que Dillon appuie encore plus du haut de son expérience sur le personnage ainsi que sur une autre série tout aussi dérangée, Preacher. Un mauvais gout transcendé par l’écriture tragique et l'immersion d’un Frank Castle qui n’a rarement été aussi « attaquable » « à découvert ».

La série se termine logiquement (selon la logique tordue de son auteur, évidemment) et clôt en apothéose la vision de son scénariste. Un run disponible chez Panini en 5 tomes, l’éditeur italien ayant ajouté un tome au milieu composé de plusieurs one-shot assez inégaux.

< Chapitre précédent#3 : Punisher (v.9) & War Zone (v.3) | Greg RuckaChapitre suivant >#1 : Punisher (v.5,6,7) & Born | Garth Ennis
5. #1 : Punisher (v.5,6,7) & Born | Garth Ennis
Chapitre 5

#1 : Punisher (v.5,6,7) & Born | Garth Ennis

Garth Ennis est sans aucun doute l'auteur qui aura signé le plus de numéros du Punisher, et ce pendant près de neuf ans. Tout part d’une promesse de Joe Quesada qui, pour attirer le scénariste chez Marvel, n’hésite pas à lui promettre l'écriture de la série aussi longtemps qu’il le voudra. Il débutera alors en l’an 2000 avec un premier volume de douze numéros dessiné par Steve Dillon. Le scénariste irlandais pose alors les bases de sa vision : Un soldat charismatique, puissant, affiché dès la première page en moralisateur de crapules, fusil d’assaut soulevant la tête d’un malfrat.


Par la suite, Garth Ennis va peindre par touche le personnage de Frank Castle, lui qui va notamment faire vite face à Daredevil, dans une scène qui aura très certainement marqué de nombreux lecteurs, ainsi que les showrunners de la série de Netflix. L’auteur trace ainsi les limites morales entre les personnages, poussant les autres héros dans sa logique pour mieux souligner la vacuité de la leur. Une vision nihiliste et résignée d’un Castle qui a tellement de bouteille et tellement tout vu qu’il est d’une maitrise à la limite de l’inquiétant. Les différents criminels et mafieux que va croiser le Punisher, en plus de s'en sortir difficilement avec tous leurs membres, sont dépeints comme des débiles profonds, témoins d’une crasse et d’une débilité profonde. Forcément marqué par l’histoire de l’Irlande (dont sont originaires à la fois le personnage et le scénariste), l’église en prend également pour son grade, dans une toute autre mesure à l’autre grande oeuvre d'Ennis et Dillon, Preacher.

Le run de l'irlandais ne s’arrête pas là, puisqu’il embraye sur un autre volume de trente sept numéros, réunis avec le précédent dans un énorme omnibus encore disponible (même s'il se raréfie terriblement ces derniers temps). Le ton d’Ennis reste le même, la continuité également, prolongeant la chasse aux mafieux et aux débiles dans une action débridée, à la limite du too-much et du ridicule, tout en s’offrant des moments d’une tristesse et d'une profondeur inattendues. Le scénariste peut passer d'un face à face sanglant avec Wolverine à un épisode muet des plus marquants, jusqu'à une conclusion explosive et pourtant assez introspective, finissant d’ancrer la série comme l’une des toutes meilleures de l'histoire des Comics.



Le bougre ne s’est pas arrêté en si bon chemin, puisqu’il a rempilé direct pour une troisième série, surnommée Punisher Max, composée de 75 numéros - réédités, en ce moment, en Deluxe chez Panini - qui l'envoient aux quatre coins du monde défracter du terroriste à tour de bras, qu'il viennent du Mexique ou d'Afrique Centrale.

Il a également proposé sa vision des origines du Punisher dans une mini-série, Born, qui le plonge dans la guerre du vietnam avant de perdre sa femme et ses enfants et qui va introduire l’idée que le Punisher est réellement né de ce conflit et des évènements qui auront marqué Castle jusqu’à son retour au pays. Un rapport passionnant au front, à la résonance particulière après le retrait des troupes américaines au proche-orient, que le scénariste a également creusé sur le personnage de Fury, qu’il fera intervenir à plusieurs reprises tout au long de son run.

C’est donc près de cent-vingt numéros que l’auteur irlandais aura légué, imprégnant d’un humour noir et d’une violence crue, mais encrée dans le réel malgré tout, un personnage alors en perte de vitesse avant le débarquement de l'irlandais. Indispensable. Bang.

< Chapitre précédent#2 : PunisherMAX | Jason Aaron
Chapitre 1

#5 : Punisher (v.10) | Nathan Edmondson

À l’occasion d’All New All Different Marvel, une des énièmes refontes éditoriales du catalogue de l'éditeur, Marvel confie le dernier titre du Punisher en date au jeune Nathan Edmondson. Le scénariste s’est déjà illustré chez Image avec The Activity, titre militaire abordant l'évolution des conflits modernes, défigurés par les (r)évolutions technologiques. Une vision originale, qui fait preuve d’un travail de recherche assez remarquable sur les tactiques militaires et les enjeux des conflits qui font rage à travers le monde.

Concernant sa série Punisher, co-créée avec son compère Mitch Gerads, on retrouve un titre ancré dans un réalisme et dans une époque, la nôtre, amenant une nouvelle imagerie à l'univers du personnage, plus proche d'un Call of Duty ou d'une esthétique que l'on retrouve dans Breaking Bad pour ne citer que les exemples les plus populaires. Une approche qui colle parfaitement à la dimension para-militaire de Frank Castle, Edmondson ayant compris tout l'intérêt de faire évoluer celle-ci, profitant du statut de soldat ultime de son protagoniste. 

En arrivant sur le titre, l’auteur en profite pour faire déménager Castle sur la côte ouest. Une arrivée à Los Angeles qui se lave les mains de la filiation avec tout son passif autour de la mafia et des différentes familles bien marquées de la pègre new-yorkaise. Les buildings laissent place à d’immenses étendues désertes, les mafieux étant remplacés à la volée par des cartels bien déterminés. la quête de vengeance, normalement moteur des agissements du Punisher, passe ainsi au second plan. Le bonhomme semble un peu plus serein, malgré le fait qu'il ne boudera jamais son plaisir en éliminant les criminels de sa (nouvelle) ville. 



Frank gagne par conséquent une dimension plus humaine, une morale plus lisse mais également de nouvelles attaches émotionnelles qui s'imposent dans sa nouvelle vie. Il recueillera un coyote qu’il nourrit de saucisses (!) et ira même jusqu’à fréquenter régulièrement un café (n’est-ce pas Jon?), à se lier d'amitié avec une policière etc. On est loin de la période complètement isolée et parano de l’anti-héros, mais l'approche n'en reste pas moins intéressante.

Nathan Edmondson n’hésite également pas à réutiliser des méchants récemment mis de côté, comme Electro, pour amener un peu plus de difficulté à un Punisher en mode padre quand il s’agit de tirer au RPG sur des dealers. Un pied dans l’univers Marvel, mélangé à une approche réaliste, dont la meilleure application est la nouvelle version des Howling Commandos, une équipe plus black ops ressemblant au crew de The Activity, qui va suivre de prêt les agissements du Punisher.

La série, quelque peu chahutée par l’évènement Secret Wars amenant une fin précipitée, permettait également des épisodes fill-in creusant le passé et les capacités militaires de Frank ou en l’impliquant dans des conflits (inspirés de combats bien réels) qu’il va traverser comme un esprit vengeur qui distribue les punitions ou sur lesquels il va être envoyé comme un commando d'un seul homme.

Une série trop courte mais bourré d’idées modernes laissant imaginer une direction possible (voire probable) quand il s'agira de réfléchir à une série TV solo pour le Punisher. Pour la lire chez nous, il vous faudra prendre le train en marche de la publication kiosque dans le magazine Marvel Saga, avant une hypothétique republication en librairie. On ne manquera pas de glisser à Panini Comics tout le bien que l'on pense de cette excellente série.

Chapitre suivant >#4 : War Journal | Carl Potts & Jim Lee

Galerie

AntoineBigor
est sur twitter
à lire également
Commentaires (6)
Vous devez être connecté pour participer