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Injustice 2 Tome 1 : une reprise de Tom Taylor qui fait du bien

Injustice 2 Tome 1 : une reprise de Tom Taylor qui fait du bien

ReviewUrban
On a aimé• Tom Taylor de retour à l'écriture
• Humour, surprises et rebondissements au rendez-vous
• S'est amélioré sur le plan graphique
• Les designs en fin d'album
On a moins aimé• L'effet de surprise n'est plus là
• Mike S. Miller en deçà du reste
Notre note

Il y a cinq ans, DC Comics surprenait les lecteurs avec l'adaptation en comics du jeu vidéo Injustice. La galette de NetherRealm Studios était déjà forte d'un mode histoire intéressant, nous emmenant à la découverte d'une Terre alternative où Superman est devenu un tyran, et le comic book se proposait de raconter ce qu'il s'était passé en amont du jeu, à partir du moment où Joker a réussi à faire craquer l'Homme d'Acier.

Cinq années plus tard, et avec une série qui aura tiré en longueur et vu le départ de son auteur initial, Tom Taylor, quitter le navire au cours du "Year Three" de la série, c'est au tour d'Injustice 2 d'avoir droit à son adaptation. Et Taylor, qui avait fait la réussite du premier titre, est de retour, en forme, et ça se ressent. 

Injustice 2 démarre après les évènements du premier jeu. Superman a été mis hors d'état de  nuire, mais le monde est loin d'être en paix. Certains partisan de l'ex-tyran sont toujours remontés à l'idée de voir leur idéal (totalitaire) de paix bafoué par Batman et ses alliés, qui eux essaient de ramener également une tranquillité sur le globe tant bien que mal. Forcément, les choses ne vont pas rester au calme très longtemps. Entre des tentatives d'évasion d'un côté, l'apparition d'un Batman meurtrier, l'intervention musclée de la Suicide Squad, où l'accueil de nouveaux personnages, Taylor sème le plein de nouvelles pistes sur une entrée en matière fort appréciable.


Qu'on se le dise, Taylor a trouvé deux points forts sur l'univers d'Injustice. D'une part, sa maîtrise des personnages et de leur écriture, qui aboutit à des échanges dont les punchlines tombent juste, avec un humour bienvenu malgré la gravité des faits présentés. Les héros se connaissent, eux et leurs manies, et le lecteur sera heureux de retrouver certains personnages favoris et interactions qui ont fait la force d'Injustice, Harley Quinn en tête. Car oui, sous la plume de Taylor, le personnage est très loin devant la caractérisation qui en est faite dans sa propre ongoing, Harley ayant très bien évolué depuis la mort de son puddin'. Un personnage devenu attachant mais qui n'en oublie pas sa folie. 

Le récit alterne donc entre moments d'action frénétique, échanges rythmés, où se posent la question centrale de cet univers : quelle utilisation peut être faite de pouvoirs divins vis à vis du reste de l'humanité. A côté, l'auteur profite également de sa carte blanche pour délivrer quelques moments chocs. Qu'il s'agisse de l'apparition de personnages totalement inédits ou de la mort d'autres (avec un moment vraiment touchant à cet égard), les surprises sont belles et bien là, et justifient de se replonger dans cet univers qui s'était essoufflé.

L'autre bonne surprise, c'est de voir une constance dans les dessins. Bruno Redondo et Daniel Sampere occupent la majeure partie du tome, et ont fait bien des efforts - compte tenu de certaines prestations auparavant. Si on pourra toujours redire quelque chose à la direction artistique et les personnages (qui, au moins, n'ont pas des armures sur-customisées ici), le dessin se laisse apprécier, notamment par une qualité constante, et qui arrive à faire avec le format particulier de publication (Injustice 2 est d'abord sorti en numérique, ce qui oblige l'artiste à couper ses planches en deux). Seul Mike S. Miller sur le dernier chapitre, avec un trait plus filiforme, pâtit de la comparaison.


Il n'y a donc au final pas grand chose à redire sur Injustice 2, qui renouvelle avec sérieux ce qui a fait qu'on ait pu tomber sous son charme il y a cinq ans. Ce qui, en opposition, souligne aussi ce que peuvent en penser les détracteurs du titre, puisque certes, la direction est assez brute dans son ensemble et peut conforter la représentation de ce que se font certaines personnes sur les personnages DC Comics, qui sont ici pour certains bien différents de ce qu'ils sont habituellement. L'intérêt potentiel étant qu'Injustice peut être cette passerelle qui ramène le lecteur occasionnel vers la richesse du reste de ces univers. Mais Tom Taylor retrouve ses marques, un univers qu'il maîtrise, avec des artistes qui font plus d'efforts. Dans une pure notion de divertissement, ce premier tome permet donc de se réconcilier avec la licence - et c'est tout ce qu'on pouvait en espérer.

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Arno Kikoo
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