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Dark Horse aura désormais un trio de dirigeants suite au départ de Mike Richardson

Dark Horse aura désormais un trio de dirigeants suite au départ de Mike Richardson

NewsDark Horse

Chez Dark Horse, les choses n'en finissent plus de bouger. Avec quelques années de retard, les propriétaires de la maison d'édition (i.e. : le groupe Embracer, via une branche devenue autonome depuis peu, Fellowship Entertainment) ont fini par se décider. Contre les difficultés du moment, et un impératif général pour remettre les comptes dans le vert sur l'ensemble des divisions de cette énorme structure, Dark Horse a été placée sous la tutelle des cols blancs, des gestionnaires situés tout en haut de la chaîne de commandement. Les résultats ne se sont pas fait attendre, en l'occurrence, avec le licenciement du président fondateur Mike Richardson, la fermeture des librairies de la maison d'édition, le déménagement de tout le personnel vers de nouveaux locaux, et l'inquiétude croissante des troupes face aux incertitudes du moment.

Une restructuration encourageante ?

Néanmoins, et en parallèle d'un feuilleton syndical flou, dont nous attendons encore de plus amples nouvelles, la nouvelle présidence de Dark Horse (incarnée par le PDG par intérim Jay Komas) a entamé le grand chambardement de l'orgranigramme promis depuis le printemps. Et de ce point de vue, les nouvelles sont plutôt bonnes. Plutôt que de trancher dans le gras pour placer leurs propres effectifs, les décideurs de Fellowship Entertainment ont préféré monter en grade certains des vétérans de l'enseigne. En créant parfois certains postes, ou en remplaçant d'autres, avec une nouvelle organisation des forces en présence.

Le groupe semble avoir compris l'intérêt de miser sur les savoir-faire de celles et ceux qui étaient déjà là, et depuis plus de vingt ans pour certains, en affichant un objectif encore tourné vers l'édition de comics et les produits dérivés. On prend la bonne nouvelle, puisque, mine de rien, le risque de voir Fellowship Entertainment désosser Dark Horse pour se servir dans les propriétés intellectuelles, sans l'envie de conserver la partie purement éditoriale de l'enseigne, passait pour une piste crédible. Surtout depuis la fermeture des librairies associées. En définitive, tout en acceptant de rester aussi prudent que possible, le nouvel organigramme annoncé cette semaine par communiqué de presse se veut plutôt rassurant. Avec quelques têtes connues de l'industrie placées aux bons endroits, et quelques montées en grade pour d'autres.

En l'occurrence, si Komas conserve son statut de PDG par intérim, les opérations quotidiennes seront assurées par trois personnes. D'un côté, Tim Wiesch, ancien président du département partenariats chez Dark Horse, qui hérite du poste de responsable de l'éditorial, de la publication, du divertissement, des partenariats et des jeux vidéo. Ensuite, Vanessa Todd-Holmes, ex vice-présidente du département design et fabrication chez Dark Horse, se chargera désormais de l'opératoire quotidien, avec les ventes, la fab' et le marketing. Et enfin, Melissa Teeman, ancienne vice-présidente du département financier au sein de la maison d'édition, se chargera des opérations comptables, financières et administratives. On comprend globalement le rôle de cette tripartition des tâches : le créatif d'un côté, la production de l'autre, et la gestion, indispensable, en queue de peloton.

D'autres promotion ont été annoncées (dans l'idée de récupérer les jobs des trois nouvelles têtes pensantes sur l'étage du-dessous, donc), pour Kevin Callahan et Samantha Garcia au marketing, pour le brave Mark Bernardi, l'un des plus anciens salariés de chez Dark Horse qui se sera chargé des ventes depuis trente ans sous les ordres de Richardson, pour Daniel Chabon, qui devient éditeur exécutif sous les ordres de Wiesch, et pour Stuart Schreck, qui se chargera d'assurer le lien avec les librairies spécialisées. Encore une fois, tout le monde devrait conserver un statut sensiblement comparable au fonctionnement précédent, dans des postes de compétences variées. Dark Horse n'a pas misé sur la politique du bain de sang (façon DC Comics) pour cette restructuration. Encore une fois : restons prudents, mais en l'état, tout ceci semble au moins encourageant.

Néanmoins, se pose encore la question : quid de Jay Komas ? Depuis la réorganisation, celui-ci a conservé le suffixe "par intérim" accolé au grade de président directeur général. Est-ce que Fellowship Entertainment n'aurait pas prévu de le remplacer pour placer quelqu'un de plus expert dans le sujet bien spécifique de l'industrie des comics ? A voir. Il faudra certainement attendre la fin de la transition actuelle le cas échéant.

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Illustration de l'auteur
Corentin
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