Joe Quesada, dont le règne au même poste s'est achevé en 2010 mais qui reste une figure importante de Marvel focalisée sur les projets TV, s'est exprimé sur le départ d'Axel Alonso, qui ne part évidemment sous son meilleur jour après un Marvel Legacy plus que décevant :
"Axel a fait un incroyable mandat d'éditeur en chef et c'est important que nous le remercions pour cela. Il a dirigé Marvel pendant les périodes les plus lucratives de son histoire. Si nous opérons un changement, je ne veux pas que son action soit perdue dans ce battage. Le changement est constant dans le comic-book, et dans tout processus créatif. Il était simplement temps d'un changement créatif. Axel est un éditeur brillant. Il est très malin, il est absolument génial dans son domaine et je sais qu'il va encore faire de grandes choses, peu importe la direction qu'il choisis."
Joe Quesada et Axel Alonso travaillent ensemble depuis un bail - Alonso étant éditeur pour Quesada avant de le remplacer - ce qui explique les louanges du bonhomme à l'égard de son ami. Mais comme le dit l'adage, "un de perdu et un de retrouvé" (non ?) et donc Quesada a aussi vanté les mérites du "new challenger", C.B. Cebulski, qui jouit d'une belle réputation dans l'industrie :
"Comme tout nouveau éditeur en chef, C.B. arrive avec une nouvelle vison éditoriale distincte. En terme de qualifications, C.B. est sans précédent. Il a tout fait à l'intérieur et en dehors de cette entreprise en passant par l'édition de comics à la gestion de divisions et ce moment, il travaille en Asie pour donner un poids international plus important à notre marque. Il comprend beaucoup d'aspects du business.
Et la réputation de C.B. parmi les créateurs et nos équipes est incroyable. Tout le monde l'aime. Beaucoup, beaucoup de son "art" vient de ses talents relationnels. [...] Il porte un véritable intérêt pour les gens avec lesquels il travaille, et au travail qu'ils produisent. C'est une part importante du rôle d'éditeur en chef que de montrer aux artistes notre intérêt pour leur travail mais aussi et plus important, qu'ils peuvent nous faire confiance.
C.B. est un talent créatif à la base, et il a un très bon œil pour le repérer chez les autres."
Voilà des paroles pleines de confiance qui nous donne aussi espoir dans le futur de Marvel qui traverse actuellement une petite crise identitaire.
@Joliaux : Les events sont les comics qui vendent le plus du marché. On a beau avoir une lassitude parce que c'est toujours le même type d'histoire et qu'elles sont rarement de grande qualité, ça reste ce qui vend le plus donc je vois mal la raison concrète pour un éditeur de les arrêter.
Les séries qui vendent peu chez les Big Two sont plutôt les séries sur des personnages peu connus, avec des équipes créatives peu connues, dont un dessinateur au style peu avenant.
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Par contre, l'interview de Quesada est intéressante, puisqu'en expliquant qu'il est plus impliqué depuis un mois dans la partie éditorial de Marvel, et en expliquant à un moment que lui et Cebulski étaient d'accord sur les points sur lesquels travailler sur l'éditorial, plus les séminaires qu'il a fait pour former les jeunes éditeurs, il avoue à demi-mot que Marvel est bien conscient de leur perte de mojo ces derniers mois, et ce malgré leur position de leader du marché encore aujourd'hui.
Est-il né le rédac' chef qui enterrera les crossovers sans fins qui succèdent à d'autres crosovers sans fin ? Après on se demande pourquoi le comics se vend si peu.
22 Novembre 2017
Arnaud Lehue@Joliaux : Les events sont les comics qui vendent le plus du marché. On a beau avoir une lassitude parce que c'est toujours le même type d'histoire et qu'elles sont rarement de grande qualité, ça reste ce qui vend le plus donc je vois mal la raison concrète pour un éditeur de les arrêter. Les séries qui vendent peu chez les Big Two sont plutôt les séries sur des personnages peu connus, avec des équipes créatives peu connues, dont un dessinateur au style peu avenant. ---------- Par contre, l'interview de Quesada est intéressante, puisqu'en expliquant qu'il est plus impliqué depuis un mois dans la partie éditorial de Marvel, et en expliquant à un moment que lui et Cebulski étaient d'accord sur les points sur lesquels travailler sur l'éditorial, plus les séminaires qu'il a fait pour former les jeunes éditeurs, il avoue à demi-mot que Marvel est bien conscient de leur perte de mojo ces derniers mois, et ce malgré leur position de leader du marché encore aujourd'hui.
22 Novembre 2017
joliauxEst-il né le rédac' chef qui enterrera les crossovers sans fins qui succèdent à d'autres crosovers sans fin ? Après on se demande pourquoi le comics se vend si peu.