Home Brèves News Reviews Previews Dossiers Podcasts Interviews WebTV chroniques
ConnexionInscription
Flashpoint #3, la review

Flashpoint #3, la review

ReviewDc Comics
On a aimé
On a moins aimé
Notre note

Tout comme Fear Itself, le concurrent Flashpoint avec ce troisième numéro en arrive à son milieu. Il est temps donc de se pencher dessus, et de voir qui prend la main dans ce bras-de-fer des crossovers (non Newg, ce n'est pas Hot List). Et si le titre tient les promesses faites dans un deuxième opus fort alléchant.
 
Geoff Johns = DC Comics


Si Marvel se déclare plusieurs architectes, il faut admettre que le principal bâtisseur chez DC Comics c'est Geoff Johns, n'abandonnant que le vaste Batverse à Grant Morrisson. On est donc à même d'attendre de lui des histoires d'une ampleur monumentale, puisqu'on lui a mis toutes les cartes en main. Mais, il semble bien timoré pour l'instant, et fait preuve de facilités qu'on n'a rarement croisé chez lui. Un premier exemple, mais qui est aussi symptomatique du défaut de ces events estivaux, c'est qu'alors que nous avions tous exulté devant l'audace et l'âpreté de faire griller Barry Allen à la fin du numéro précédent, ici il récupère ses pouvoirs grâce à un plus gros éclair (WTF?), et puis se dote d'un pouvoir régénérant puissance 10 (en trois pages il est guéri, ah bon?). On peut pointer par là tout le problème qui se situe avec ces events, c'est que pour appâter le lecteur, il faut un cliffhanger monumental, n'ayant pas forcément une incidence sur la suite. Ensuite, ou comme dans le premier épisode, on subit un dialogue avec Cyborg d'une longueur affligeante, avec paradoxalement des raccourcis gênants dans le discours des uns et des autres. Sur cette série, Johns semble perdre le dynamisme de son écriture, et nous sort des passage bien trop verbeux. Il reste que comme à chaque fois, l'auteur de Blackest Night sait très bien écrire les fins de numéro, et après tout un passage où l'on voit nos héros aller rechercher Superman, sensé être leur sauveur, et que celui-ci s'envole, les laissant comme deux ronds de flan, l'originalité dont fait ici preuve Geoff Johns mérite le respect. Et puis il y a un passage que tout lecteur pendant les nineties ne pourra pas lire sans émettre un cri d'exultation (vous verrez tout de suite de quoi il est question).

Reste la beauté

Et si le scénario subit quelques faiblesses, il y a un point qui ne change guère depuis le début de la série, c'est la qualité du travail d'Andy Kubert sur la mise en image. Le second fils de Joe Kubert n'a jamais été aussi bon, que ce soit dans les décors sublimes, tant au niveau de l'atmosphère que des détails, avec une mention spéciale pour le Manoir Wayne délabré ou le panorama de Londres dévasté. Et ses personnages sont riches d'un dynamisme et d'une expressivité assez rares pour être soulignés. Le seul défaut ,s'il faut vraiment lui trouver un défaut, c'est la tête de Bisounours un peu crétin qu'a Cyborg sur la couverture. Par contre, là où l'on peut être moyennement satisfait, c'est sur le travail que réalise Alex Sinclair sur les couleurs, qui ne va pas du tout dans le sens de l'encrage de Sandra Hope. Alors que cette dernière colle parfaitement à l'ambiance sombre et désespérée de la série en prodiguant des ombres inquiétantes, le coloriste utilise parfois une palette à la limite du brillant (genre nineties encore une fois), contrastant maladroitement avec le reste de la partie graphique. Reste que pour le bras de fer entre les deux events des majors, Kubert perd face à Stuart Immonen sur les splash pages jouissives, mais c'est aussi le scénario qui veut ça.

On tire donc un bilan plus que mitigé de ce numéro, où il ne se passe finalement pas grand chose, et qui alterne entre longueurs inutiles et raccourcis narratifs dérangeants. On peut être inquiet pour la suite de cette mini, sachant qu'il ne reste plus que deux numéros pour en venir à bout. Reste cependant un travail sublime de la part d'Andy Kubert, qui livre ici sans doute ici son meilleur ouvrage.

Alfro
à lire également
Commentaires (1)
Vous devez être connecté pour participer