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The Mighty Thor #1, la review

The Mighty Thor #1, la review

ReviewMarvel
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Notre note

Le mois d'Avril n'aura jamais été aussi Thor-centric, qu'on se le dise. Entre le relaunch de Journey Into Mystery, Fear Itself et The Mighty Thor, sans oublier la sortie cinéma des adaptations des aventures du Dieu du tonnerre, le fils d'Odin n'a jamais été aussi présent aux yeux des passionés de Comics.

Matt Fraction, déjà scénariste de Fear Itself, prend donc en main la série The Mighty Thor accompagné de l'excellent Olivier Coipel et semble s'amuser avec les aventures Asgardiennes, depuis sa récupération de la série régulière Thor à la suite de Kieron Gillen en 2010.
On savait le scénariste aux antipodes de bien des écrivains Marvel, lui qui aime poser une histoire et un contexte en début de série plutôt que de privilégier les départs en fanfare, il le prouve encore ici avec un numéro qui prend son temps mais qui annonce de bien belles choses...

/!\ Attention aux spoilers, ce numéro se déroule après les évènements de Fear Itself #1 /!\

La Fantasy bien évitée, le Cosmique bien entamé

Kieron Gillen le dit lui-même, "Matt [Fraction] est très porté sur le cosmique tandis que j'essaye d'apporter une approche Fantasy à mes séries". Ce n'est pas nous qui allons le contredire ! Oubliez tous les efforts de JMS lors de son bref mais quasi-parfait passage sur la série, Matt Fraction construit avec The Mighty Thor un quasi-spin off de son crossover évènement Fear Itself, tout en puisant dans la mythologique actuelle de l'Asgardien, avec Kid Loki notamment.
Asgard est retourné dans son monde et la terre soigne encore les plaies de la guerre éclair que fût SIEGE.
Des catholiques intégristes aux rednecks idiots, aucun cliché ne sera épargné par l'auteur de Casanova, ce qu'on regrettera puisque JMS avait su apporter autre chose que cette approche vaguement binaire d'un peuple Américain reculé.
Un coup de gueule politique plus loin, on attaque le vif du sujet avec Thor, accompagné de son aimée Sif (qui décape), se rendant dans le noyau du coeur du monde (le fameux Yggdrasil) pour y récupérer un artefact inhérent à la renaissance d'un Asgard chatoyant.
On note la présence de plusieurs personnages clés de l'auteur, du paranoïaque Odin à Kid Loki, itération enfantine du malfaisant frère du Dieu du Tonnerre. C'est sans oublier le Silver Surfer et Galactus qui, lentement mais sûrement, s'approchent de leur but ultime : dévorer Asgard.
En effet, le numéro démarre sur pensée du Surfeur, héraut de Galactus qui explique sa logique aux lecteurs : Faire dévorer à son maître des mondes sur le déclin. Et si la suite de la série est non-avouée, on imagine bien que Norin Radd fera d'Asgard sa cible, depuis que celle-ci peine à retrouver sa gloire d'antan. S'enclenchera donc une guerre Asgard VS Galactus qui promet d'être de toute intensité.
La lenteur et les scénarios téléphonés, c'est un peu ce qui fait la faiblesse de Matt Fraction. Si l'on ne réclame pas d'intro' Hollywoodienne pleine d'action et de Climax en tout genre, on demande au moins un peu de spontanéité. Ici, le récit se déroule tranquillement et de manière finalement tellement prévisible que le titre en ressort juste bon.

Oui, car ce titre est très, très bien écrit. Matt Fraction est un excellent raconteur d'histoires et le prouve encore une fois avec une écriture solide et une mise en scène aisée. Si un grain de folie pouvait venir pimenter tout ça, on tiendrait sûrement un digne héritier des aventures de Thor ! Pour l'instant, on regrettera un peu l'approche Fantasy de JMS et la redécouverte d'Asgard à Broxton, dans l'Oklahoma. Evidemment, on laissera le temps au temps et croiserons fort les doigts pour que la suite parvienne à de tels sommets de qualité, ce qui n'est franchement pas impossible à l'heure actuelle !

Olivier Coipel, l'excellence pour habitude

Si le premier des deux auteurs du titre est égal à lui même pour bien des raisons, le Français l'est aussi, mais pour justifier une note d'excellence. Toujours aussi à l'aise avec le personnage, on sent le Français aussi en forme dans l'espace que sur terre. On regrettera ne plus le voir s'amuser avec l'architecture médiévale de l'Asgard terrien, mais le dessinateur de SIEGE se révèle toujours aussi remarquable avec sa maîtrise des proportions, son story-telling impeccable et ses découpages intelligents, qui font de lui l'auteur de génie qu'il est depuis des années.
Encore meilleur qu'auparavant, celui-ci se paie le luxe de dessiner Sif comme personne, rendant la guerrière diablement magnifique. Sa scène de nue devrait d'ailleurs réveiller des instincts assez primaires chez la plupart des lecteurs, même si celle-ci ne semble pas éveiller grand chose chez le géant Dieu du tonnerre.
Le passage en plongée "sous-marine" (vraie bonne idée de Matt Fraction que de faire du coeur de tout un Océan) nous permet de voir l'auteur s'éclater avec des costumes totalement décalés avec l'approche pleine de forge des guerriers nordiques et ses pages mettant en scène Galactus et le Silver Surfer sont INCROYABLES d'immensité. Toute la perception galactiques (au sens propre du terme) des deux personnages est représenté avec soi et la menace qui se profile ne s'est jamais autant fait attendre. Nul besoin de dire que le combat risque d'être dantesque et que le Français risque d'être à la hauteur pour le dessiner !

Au final, The Mighty Thor #1 est une bonne introduction à une série qui promet de belles choses. On espère toutefois voir Matt Fraction passer la seconde et proposer des scènes d'action pures et dures, plutôt que de se servir du titre comme d'un spîn-off de luxe à Fear Itself. Ceci dit, l'arrivée imminente du héraut de Galactus devrait faire prendre une toute autre direction à la série, ce qu'on lui souhaite bien fort, tant la perspective d'un combat entre Odin et son fils face aux deux monstres que sont Galactus et le Silver Surfer peut être excitante!
Un titre recommandé à tous, fans de Thor ou non. Les amoureux d'Olivier Coipel eux, seront aux anges, encore une fois.

Sullivan
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