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Daredevil Reborn #2, la review

Daredevil Reborn #2, la review

ReviewMarvel
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Notre note

Il y a un peu plus d’un mois, Comicsblog vous proposait la review de Daredevil Reborn #1. C’est donc logiquement que nous allons continuer à nous intéresser cette mini-série d’Andy Diggle (The Losers, Thunderbolts) et Davide Gianfelice (Northlanders).

Autant ne pas créer le suspens artificiellement et vous annoncer tout de suite ma déception. Si le premier numéro s’était avéré fort réussi en dépit d’une intrigue classique, tel n’est malheureusement pas le cas de celui-ci. En effet de classique à cliché il n’y a qu’un pas et hélas, Andy Diggle le franchit allègrement.

Pourtant ça partait plutôt bien, avec une séquence d’ouverture efficace faisant directement suite au cliffhanger du mois précédent (je vous renvoie à la preview de Woulfo pour apprécier). C’est après que les choses se gâtent. La révélation de la nature des activités louches des policiers et criminels locaux manque de punch. Du simple trafic d’arme, ça fait un peu banal. Ce n’est pas qu’on s’attendait à ce qu’ils soient de mèche avec Dr Doom mais bon… Dans le numéro précédent, une exécution brillante palliait le défaut d’originalité du scénario. Ce n’est plus le cas. J’en veux pour preuve la façon dont sont traités les doutes de Matt Murdock quant à son rôle de justicier. On a droit à la recette éculée du « j’y vais, j’y vais pas, j’y vais un peu et au final je me retrouve dedans jusqu’au cou ». Vu que l’histoire est celle de la rédemption de Matt, il est dommage qu’elle fonctionne selon un schéma vu et revu dont les figures imposées sont enchaînées certes (presque) sans faute mais surtout sans brio. Je dis presque sans faute parce que Diggle se loupe quand même complètement sur une scène. Le coup du pauvre petit infirme, orphelin de père et avec une mère alcoolique contrainte aux pires humiliations pour survivre, c’est juste du mauvais pathos.

Tout n’est pas à jeter non plus cependant. Les dialogues restent efficaces, même s’il manque les répliques coup de poing auxquelles on avait droit au numéro précédent. Et surtout le cliffhanger final donne envie de lire le numéro suivant, ce qui était loin d’être gagné.

La réussite de cette dernière scène est en grande partie due au bon travail de Gianfelice. A la différence de son compère, l’artiste italien confirme plutôt la bonne impression laissée à l’occasion du premier numéro. Son trait anguleux est toujours aussi efficace et les scènes d’action aussi spectaculaires.

Tout juste regrettera-t-on de ne pas retrouver le petit je ne sais quoi dans les mises en page qui rendait la tension presque palpable dans le chapitre précédent. Peut être est-ce dû au placement des cases, un peu plus sage ? Ou peut être faut-il chercher l’explication du côté du script ? Il y a aussi un ou deux arrières plan un peu vides et quelques visages pas assez détaillés, écueils jusque là brillamment évités. Mais rien de rédhibitoire. Le dessin reste globalement très convaincant.

Au final on se retrouve donc face à un numéro décevant à cause d’une intrigue qui, certes, avance mais de manière bien trop convenue. Peut être qu’une fois la série terminée et prise dans son ensemble ce sentiment sera moins flagrant, mais pour l’instant on a l’impression d’être face à un numéro « de transition ». On ne pouvait pas s’en passer pour progresser dans l’histoire, mais le scénariste n’arrive pas à lui donner de réelle valeur intrinsèque et se contente d’empiler les lieux communs. Et le dessinateur, s’il n’est pas à blâmer, ne réussit pas non plus à être brillant au point de nous faire oublier la faiblesse du scénario.

Les plus : L’histoire avance

                Le dessin

                Le cliffhanger 

Les moins : Trop cliché

                    Manque d’intensité

                    La séquence mélodrame

Notes

Scénario : 2,5/5

Dessin : 3,5/5

Globale : 3/5             


Jeffzewanderer
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