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Superman: Pour Demain, la review

Superman: Pour Demain, la review

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Notre note
Alors qu'ils ont publié Batman: Silence il y a peu, Panini a eu l'excellente idée de sortir ce qui peut-être considéré comme la seconde partie du diptyque constitué par les arcs narratifs qui ont vu évoluer Jim Lee sur les deux icônes DC au début des années 2000. Ce versant est consacré à l'Homme d'Acier, et selon le même principe que pour Batman, Jim Lee avait assuré le dessin sur un arc étendu sur une année entière, dans la revue consacrée au héros. Ces deux œuvres sont considérées souvent comme l'apogée de l'Art du génial illustrateur. Alors, qu'en est-il réellement de ce Superman: Pour Demain?

Un dieu sur la ville

Ce qui peut dérouter de prime abord, c'est le traitement du plus grand super-héros de l'Histoire. En effet, le scénariste Brian Azzarello, plus habitué aux scénarii torturés et sombres, à la manière de son 100 Bullets ou son Joker, livre ici un Superman à la limite du complexe divin. D'ailleurs, tout le principe de cet arc est contenu là-dedans, le héros est en conflit avec son humanité, les différents événements servant à éprouver sa foi en l'être humain et sa propre vision de lui-même. On ne peut qu'y voir une interprétation biblique. On le sait depuis maintenant un bon moment, Superman est un personnage qui a été créé sur un modèle christique. Ici, c'est sa traversée du désert, symbolisée par la disparition de millions de personnes, dont et surtout sa femme, Loïs Lane. C'est donc seul qu'il doit affronter ce qui lui tombe dessus, et devant les injustices et les différentes preuves de l'inhumanité de ses congénères de sa planète d'adoption. Et tout comme dans l'épisode biblique, il doit subir les tentations. Et la pire d'entre elles est de décider de régler les problèmes mondiaux sans demander l'avis de qui que ce soit. On le voit hésiter à se substituer à Dieu. Et c'est là que ce situe la ligne de faille pour lui, car si on peut le voir comme un Messie, il n'est en aucun cas un être divin, ce serait un signe d'hybris, qui serait aussitôt synonyme de perte pour lui. On voit donc un scénario subtil et intelligent, cependant un gros écueil entrave l'accession au titre de chef-d'œuvre: la fin. Car si on accepte d'avoir une lecture basée sur un épisode biblique, on ne comprend guère que le voyage intérieur (car c'est ce que symbolise cette Zone Fantôme bis) soit ainsi bâclé. Comme si Brian Azzarello, pressé d'en finir, avait décidé d'en venir tout de suite au conflit final. La résolution de l'intrigue est simpliste et convenue.

Regarder vers le soleil

Mais on le sait, tout ceci n'était qu'un prétexte pour DC que pour montrer à tout le monde leur artiste chéri. Et c'est en effet un festival que nous fait Jim Lee. Peut-être moins expérimental que sur Hush, il montre par contre toute l'étendue de sa maîtrise technique et émotionnelle. Les pages de combat sont juste fracassantes, un modèle de violence et d'anatomie exacerbée. Et quant au pages où Sup' est avec sa douce et tendre, elles débordent de sensualité et de lyrisme, presque trop, elles sont la traduction en images d'une élégie amoureuse. Jim Lee est un dessinateur d'exception, associé à Scott Williams, l'un des meilleurs encreurs au monde, cela donne une équipe artistique à l'apogée de la beauté. Ce travail est tellement percutant que l'on se surprend parfois à rester bloqué devant une page pour l'admirer encore et encore (cette Wonder Woman qui arrive au Pôle Nord... ouch, m'en suis pas remis).



Ce que l'on peut dire en conclusion, c'est que c'est sans doute l'un des meilleurs arcs consacré au Kryptonien. On peut certes être déconcerté par cet aspect détaché, presque dépressif, de Superman, on a guère l'habitude de le voir ainsi, à la limite du monstrueux. Mais les faiblesses que l'on peut déceler dans le scénario sont celles que l'on peut reprocher à une œuvre vraiment aboutie. Et rien que pour le dessin de Jim Lee, ce livre est un must-have. Décidément, la collection DC Deluxe de Panini s'offre du très bon ces derniers temps.

La note d'Alfro:
La note de Sullivan :
Illustration de l'auteur
Alfro
Commentaires (5)
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Avatar de redrom

17 Juin 2013

redrom

Le scénar et les dessins sont parfaits. Par contre Azzarello se regarde écrire et nous sort des dialogues "catch-phrase" à chque.. pharse... avec de la retenue c'est classe mais là c'est complétement ridicule, les échanges entre Sup et le protagoniste qui recueille ses états d'âme en deviennent complétement surréaliste et décousus. On perds le fil de ce que veux dire l'auteur et parfois de ce qui se dit ! Ca donne un côté très particulier et une atmosphère onirique au récit mais c'es ttrès destabilisant et je trouve, dommageable : ça fait vraiment trop le mec qui a voulu "lécher" chaque réplique, au final c'est l'excercie de style (un peu gamine/geek) que l'on lit et qui dessert le récit.
Sinon l'arc reste vraiment en tête après lecture, l'ambiance, les dessins, l'histoire sont ?magistraux" :)

Avatar de Kit_Fisto, serial reviewer

Synopsis
En 24 heures, 1 million de personnes ont disparu sans laisser de traces : parmi elles, Lois Lane, la femme de Superman, le protecteur de la planète Terre. Quelle est sa part de responsabilité dans cet événement Quelle conséquence cette absence aura-t-elle sur le moral et la volonté du héros ? Un homme d?acier peut-il être brisé ?
(contient Absolute Superman : For Tomorrow)
Mon avis
Complexe et décousu dans les dialogues. Je ne le conseille pas aux néophytes des comics et du personnage de Superman. Les dessins de Jim Lee n'en reste pas moins excellents.
A oeuvre à lire si vraiment on a le temps car ce n'est pas ce qui a été fait de meilleur sur l'Homme d'Acier malgré ce grand duo d'artiste.
Edition DC/Urban comics de 2013

3/5

Avatar de Alfro

09 Decembre 2010

Alfro

Oui, les références ne sont pas tirées de derrière les fagots, et l'histoire est assez indépendante.

Avatar de null

09 Decembre 2010

On peux le lire sans avoir de connaissances spéciale dans superman?

Avatar de Max Bo

09 Decembre 2010

Max Bo

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que Brian Azzarello nous montre Superman sous un jour un peu sombre, avec"Superman: Lex Luthor" dessiné par Lee Bermejo, on avait aussi cette envie de se dire: "Superman n'est pas si parfait", mais ça rend le personnage d'autant plus intéréssant.