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Super Sons Tome 2 : comment se porte la jeunesse DC Comics ?

Super Sons Tome 2 : comment se porte la jeunesse DC Comics ?

ReviewUrban
On a aimé• Un duo toujours aussi savoureux à suivre
• Tomasi fait évoluer ses personnages et leur importance
• Jorge Jimenez met le feu à ses planches (pas littéralement, oh)
On a moins aimé• Des histoires qui manquent d'un petit quelque chose
• Les artistes en fill-in souffrent de la comparaison
Notre note

Débarqué au printemps dernier chez Urban Comics, le titre Super Sons est venu dans nos contrées servi par son aura d'optimisme, de bonne humeur, et par la qualité d'écriture du duo Damian Wayne/Jon Kent par un Peter J. Tomasi très bien entouré artistiquement. Caractéristique de cette bonne ambiance des débuts de Rebirth, ce second tome fraîchement débarqué chez Urban Comics arrive-t-il à se dépasser, l'effet de surprise passé ? C'est précisément l'objet de cette review. Heureuse coïncidence, n'est-ce pas ? 

Tout l'intérêt de suivre à la régulière la série Super Sons, outre cette relation hyper attachante que se forgent les fils Wayne et Kent, à base d'amitié vache, c'est aussi leur évolution vis-à-vis de leur fonction de super-héros. Amenés à s'émanciper de l'ombre de leurs parents et à devenir les représentants d'une nouvelle génération pour l'héroïsme façon DC, l'ensemble ne peut se faire qu'à force d'aventures formatrices, en passant par les étapes nécessaires pour être un vrai super-héros, de vrai de vrai. Le premier tome montrait que Damian et Jon étaient capable d'assurer certaines missions, non sans une aide bienvenue, et c'est maintenant le moment de passer au travail de groupe.


L'arc principal se découpe en deux parties distinctes. Le fond nous parle d'une Terre parallèle, de lutte contre une entité-planète vivante et de magie, et dans la première moitié, c'est l'interaction de Jon avec les Teen Titans, invités de deux numéros, qui nous fera le plus plaisir. On aura pu suivre le côté leader désagréable dans la série éponyme (publiée dans les Récits Complets d'Urban), et une autre dynamique s'inscrit ici, Tomasi en profitant pour parler d'exclusion de groupe, un phénomène qui touche forcément un enfant l'une ou l'autre fois dans sa vie. Entre volonté de s'intégrer et reconnaissance par ses pairs, l'histoire pourrait tout aussi bien s'appliquer à un gamin souhaitant monter un projet de classe, et trouve donc une belle résonance dans un récit plus classique de super-héroïsme. L'auteur en profite pour continuer de jouer sur cette camaraderie entre les deux jeunes héros, tendre et piquante, et qui trahit derrière l'arrogance de Robin son désir de reconnaissance et son complexe d'infériorité. 

Une chouette histoire où l'esprit d'équipe, dans une certaine bonne humeur, donne à Super Sons un côté toujours optimiste et aventureux qui fait son charme, contrebalancé par une histoire qui peine à captiver pleinement. Comme dans ses débuts, le scénariste ne manque pas d'imagination, mais le déroulé de l'aventure, notamment lorsqu'il faudra passer dans une autre réalité, manque soit d'enjeux, soit d'originalité dans le traitement, pour qu'on se passionne réellement pour ce qui arrive. Ce qui n'entrave pas une lecture plaisante au demeurant, notamment parce qu'elle est servie sur la majorité par Jorge Jimenez aux dessins. Détail d'ailleurs : Urban a changé son papier pour ce second tome, le rendu mat est un peu perturbant au départ. Ce qui n'altère en rien les dessins, puisque le style aux influences asiatiques est toujours aussi enthousiasmant.


Il faut voir comment Jimenez place ses personnages et joue sur les angles pour donner le meilleur dynamisme possible. Comment le trait est travaillé, avec une certaine utilisation de l'encrage pour mettre en relief les protagonistes sur les décors (rarement laissés pour compte), et le découpage qui se veut lui aussi entraînant. Non pas qu'une utilisation classique des cases ne soient pas bien, mais cette impression de fougue dans ces pages, colorées, remplies, vivantes, participe à l'affection qu'on porte pour Super Sons. De fait, lorsqu'un autre artiste reprend le flambeau, c'est évidemment plus difficile pour les yeux. Notamment une reprise en mi-numéro par un Carmine di Giandomenico dont le trait, moins précis, et à l'encrage plus épais, est malheureusement en dessous de la précédente performance.

José Luis, en conclusion de l'ouvrage, se situerait entre les deux (s'il fallait les noter), sachant que ce dernier numéro de fill-in entre deux arcs sert plutôt à continuer d'étendre le spectre d'action des Super Sons, ce qui fait qu'on voudra revenir à la série dans le prochain tome. L'avantage d'une construction comme le fait Tomasi, c'est de vraiment suivre les personnages et les voir évoluer - et si le prix à payer est des histoires qui n'arrivent pas à faire mieux que "bien, mais sans plus"... ma foi, on a déjà dû payer pour bien pire, n'est-ce pas ? 

A la question posée dans le titre, on pourra répondre, au sortir de Super Sons Tome 2 : plutôt bien. Peter J. Tomasi n'a plus l'effet de découverte avec lui (qui compte pour une demi-étoile), mais poursuit agréablement son travail pour forger et étendre le spectre d'action de son duo, figure de la relève de l'univers DC, en leur apprenant à travailler à deux, en groupe, et sur d'autres mondes. L'alchimie entre Damian et Jon fonctionne toujours, et la partie graphique assurée par Jorge Jimenez est de haute volée. A côté, les défauts resteront les même (des histoires pas renversantes, la rupture graphique quand un autre artiste est là). Si vous aviez accroché au premier tome, il n'y a donc pas de raison que vous ne franchissiez pas le pas.

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Arno Kikoo
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