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Agent Carter S01E01-02, la critique

Agent Carter S01E01-02, la critique

ReviewSeries tv
On a aimé• Peggy Carter/Hayley Atwell
• Une ambiance old school et british
• James d'Arcy/edwin Jarvis
On a moins aimé• Un rythme trop soutenu
• La facilité de l'intrigue
Notre note

Après un départ raté d'Agents of S.H.I.E.L.D. l'an dernier, les fans de Marvel et de ses dérivés ciné/série attendent impatiemment de pouvoir se rattraper avec l'arrivée des séries Netflix/Marvel Studios, à commencer par Daredevil le 10 avril prochain. Mais ABC a-t-elle dit son dernier mot ? Relevant le niveau global de sa série, la saison 2 d'Agents of S.H.I.E.L.D. a fait référenceà de nombreuses reprises à la plus célèbre des agents de la S.S.R. : Peggy Carter, qui s'est même payé le luxe d'apparaître en flashbacks. La liaison de la S.S.R. avec Captain America avant sa disparition sera par la suite l'une des fondatrices du S.H.I.E.L.D., la liant de facto aux aventures de la bande de Coulson, mais ces interventions n'étaient pas non plus désintéressées. En effet, depuis cette semaine et profitant de la pause hivernale, Hayley Atwell bénéficie de sa propre série sur la même chaîne que sa grande sœur. Et le résultat est plutôt agréable.

Nombreux sont ceux qui ont apprécié le Captain America de Joe Johnston pour son ambiance et son style old school. Pas étonnant quand on sait que le monsieur a bossé sur Rocketeer, Indiana Jones ou Star Wars. Et c'est cette possibilité de montrer tous les styles qui fait la force d'un univers partagé. Avec Agent Carter, on attendait ce retour à un style plus ancien, couplé au premier vrai focus de Marvel Studios sur un personnage féminin. Et quel personnage ! Une vraie femme forte, qui avait déjà su conquérir le cœur des critiques au côté du premier des Vengeurs, et qui revient botter des culs à une époque machiste à souhait.

Car c'est l'un des ressorts de cette série : jouer sur la place de Peggy Carter à la S.S.R. après la guerre, après la disparition de Captain America, quand on ne la prend plus au sérieux dans un monde qui a basculé dans l'espionnage. Et sur ce point, le personnage est très bien écrit, mais surtout impeccablement interprété par Hayley Atwell. Le principe adopté par la super-espionne : nul besoin de s'embarrasser à constamment se battre pour mériter sa place, mieux vaut laisser les idiots dans leur coin et réellement agir à côté. Ce qui ne la prive pas de quelques belles répliques cinglantes envers ceux qui feraient un peu trop les malins (le genre de répliques que vous retrouverez en gif sur Tumblr dès le mercredi matin).

Nombreux sont ceux qui, même en amont de la diffusion, venaient comparer le personnage à la Sydney Bristow d'Alias, qui a officié sur la même chaîne, il y a quelques années. Et la comparaison prend sens dès le premier épisode, qui multiplie les occasions pour Peggy de jouer des personnages, de se grimer, d'utiliser des gadgets, de se battre ou encore de devoir faire avec une double, voire une triple vie (car au-delà du fait qu'elle cache son vrai métier à sa colocataire, elle va aussi jusqu'à cacher ses missions à ses collègues). Peggy Carter, c'est Sydney Bristow en 1946, le côté dramatique en moins, le flegme anglais et l'humour en plus.

A l'instar du Marvel One-Shot Agent Carter, Peggy évolue dans un monde qui ne la prend pas au sérieux. L'un des points faibles qui en découle, c'est que les hommes qui travaillent avec elles passent plutôt pour des idiots. Mais c'est un élément qui se retrouve finalement utilisé comme un ressort presque comique, et qui n'est surtout pas absolu. Au casting on retrouve notamment les Agents Daniel Sousa (Enver Gjokaj, dans un rôle tout différent de son apparition dans Avengers) et Jack Thompson (Chad Michael Murray), dans des rôles a priori un peu plus profonds, et qui devraient se développer sur les huit épisodes de la séries.

A leur côté, les autres membres significatifs du casting sont Dominic Cooper, qui reprend le rôle d'un Howard Stark en fuite suite à d'injustes accusations, Lindsy Fonseca, serveuse aspirante actrice qui représentera la vie civile de Peggy en devenant sa nouvelle voisine, et le très attendu James D'Arcy dans le rôle d'Edwin Jarvis. Le majordome de Stark fait finalement une apparition dans un rôle qui lui va à ravir : l'homme à tout faire assistant dans l'action. Le duo qu'il forme avec l'Agent Carter sur le terrain fonctionne alors parfaitement, avec une ambiance décalée toujours très british.

Contrairement à Agents of S.H.I.E.L.D. qui a souffert de quelques intrigues de fond de tiroir pour tenir sa première vingtaine d'épisode (et on remercie fortement Captain America: Winter Soldier), le format de huit épisodes vient permettre à cette série de l'hiver de proposer une intrigue sur le long terme face à l'organisation du Leviathan, un nom qui ne sera pas inconnu des fans de Marvel. Le tout sous fond de complot pour créer des armes à partir de la technologie de Stark.

Dans la forme maintenant, Marvel Studios n'a pas confié sa série à n'importe qui. C'est Louis D'Esposito, homme de l'ombre du studio et réalisateur du one-shot consacré au personnage, qui ouvre le bal dans le premier épisode. Suivi de près par Joe Russo, moitié de la fratrie à qui l'on doit Captain America : The Winter Soldier. Et dans deux semaines on retrouvera également Joe Johnston. Repartant sur les bases du premier Captain America, les réalisateurs (qui s'unissent dans un même style pour au show) offrent une sensation old school à la série, rappelant justement les films de notre enfance (et selon votre âge ça vous parlera plus ou moins) que sont Rocketeer ou Indiana Jones. Une sensation qu'on retrouve jusque dans le déroulement de l'action, qu'on peut juger parfois un peu rapide et facile, au point de s'y perdre. Un choix qui accompagne le style et qui sera ou non pris pour un défaut selon les sensibilités, mais il faut espérer qu'il ne soit pas répété pendant huit épisodes, et que la série prennent parfois le temps de se poser.

 

Agent Carter est jusqu'ici ce qu'on en attendait, une série fortement sympathique qui vient nous rappeler la madeleine qu'était le premier Captain America, et qui a surtout le mérite de mettre un vrai bon personnage féminin en avant. Enfin, détail important, la série peut se permettre d'exister ou non en dehors du reste de l'univers Marvel. On trouvera toujours des éléments à y revoir, mais pour l'instant, nous sommes convaincus.

Manu
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