Review

Moloch #1, la review

Dc Comics   9
Le 08 Nov par
Cynok
Moloch #1, la review
Notre note
• Une excellente surprise
• Straz et Risso le duo parfait
• Rapide, concis, maîtrisé
• Arrive un peu tard dans les parutions
• Deux petits numéros alors que certains en comptent 6
    

L’annonce incongrue et totalement inattendue de la série Moloch dans ce que l’on appelle la « merveille » Before Watchmen, a fait l’effet d’une bombe; les fans s’étant empresser de crier leurs joies.
Non bien sûr je déconne, j’ai toujours voulu commencer une review avec la phrase « l’effet d’une bombe » et l’ironie ça me connait, je travaille pour le trésor public. Les femmes ne se sont pas dévêtues et les hommes n’ont pas enfilés leurs plus beaux cols en V pour accueillir ce qui s’apparente à une vaste blague commerciale; sortir une série Watchmen sur un personnage dont même la moitié des lecteurs de l’oeuvre originelle ont oublié l’existence.


Rappel des faits :
Moloch c’est cet ancien vilain sorti de son sommeil par le Comédien dans un flashback lors d’une scène où Rorschach rend visite au premier concernant la mort du second. Oui voilà, je l’entend dans le fond, on s’en fout de ce gars-là, etce dont on se fout surtout c’est de savoir ce qu’il faisait avant. Lui qui n’est que pion dans l’un ne risque pas d’être cavalier dans l’autre.
Edgar Jacobi, de son nom civil, est un monstre au physique repoussant, son érudition égalant la longueur de ses oreilles. Il connait une enfance perclus de brimades et de moqueries qui vont manipuler son existence et son mental. C’est encore gamin qu’il apprend la magie et l’illusion, mettant petit à petit ses talents au service de la roublardise, au départ par manque d’argent puis rapidement par vengeance et folie. Vengeance sur le monde qui l’a rejeté, vengeance envers lui-même. L’homme est troublé, le génie maléfique, lui, est magnifié. La drogue et le sexe, omniprésents dans ses veines, rythment sa vie, réglée au diapason entre prison et maisons de vices ...

Hop, hop, hop, attendez une minute ... Mais en fait, Moloch, c’est super intéressant !
La série la moins attendue, la plus ridicule sur le papier est en réalité la meilleure de tout Before Watchmen.

Joseph Michael Straczynski (78 points au Scrabble) et Eduardo Risso, puisqu’il était temps de les citer, marchent à la perfection sur un titre captivant de bout en bout. La narration, sans être poussée à l’excès, est fine et maîtrisée, empruntant les codes des films mafieux et celle de Claude Sautet.
Risso se fond dans l’histoire pour livrer des cases dignes de ses meilleurs travaux, lui le roi du visage informe, offre à Moloch ce rien de mystérieux et dégoûtant.



Soufflé, bluffé, c’est avec le pied enfoncé dans le frein que j’ai commencé la lecture de Moloch, et pourtant ... Bon sang quelle surprise, sans être révolutionnaire, c’est sûrement parce que je le voyais comme un purge annoncée que la gifle fut plus cinglante. Le meilleur titre Before Watchmen, sûrement parce que ce n’est pas vraiment du Watchmen dans le texte.